L’APRES HISTOIRE DE LA PREHISTOIRE
hors concours
Ô mes aïeux, que la vie était belle en ces temps là !
Pas de FIFA, de RSA, de TVA,
Pas de sécu, de plus value, de CMU,
Ignorance d’impôts sur les revenus,
De taxes foncières, d’ordures ménagères,
De comptes bancaires et d’apothicaires,
De Cofidis, de Finaref, de Sofinco,,
De factures de gaz/téléphone/électricité/eau,
De cartes bleues, grises, vertes, à puces multifonctions,
De prise de chou avec l’administration,
De fermer sa porte à triple tour avant de s’en aller,
De faire la queue aux caisses des supers marchés,
De faire le plein d’essence et de boustifaille,
De frigo/congélo/four pour faire ripaille,
De s’échouer dans les embouteillages ou couloirs du métro,
De faire sonner son réveil pour vaquer au boulot…
Vivre à la véritable heure solaire
D’amour d’eau fraiche et de bon air…
Imaginez une atmosphère non polluée !
Un vrai ciel de bleu azuré…
Caduques les centrales atomiques,
Caduques les retombées carboniques !
Au néant les télés réalités aux écrans plats,
Les iphones, les ipodes, les mp3,
Les postes fixes, les portables, les tablettes,
Les GPS, les jeux virtuels et Internet…
Les gels douches, les poêles Téfal,
Les CDI, les CDD, les CD en intégral,
Les Pubs, les plus blancs que blanc,
Les sans matière grasse et zéro pour cent,
Les bons de réductions, les contraventions,
Les déductions, les augmentations,
Les « J’ai pas le temps j’suis pressé »,
Les stressés, les déboussolés, les déprimés….
L’homme fondait son foyer en l’âtre d’une caverne
Subsistant en autarcie et non en baliverne,
Dames que vous étiez heureuses au fin fond d’une grotte
Sans besoin de tournicoter vos cheveux en papillotes !
Les contraintes ménagères n’effleuraient votre esprit
Il suffisait d’avoir le ventre bien rempli…
C’était en ces temps où le feu n’était dompté
Où régnait l’harmonie sans aucune embardée,
Hommes et animaux se nourrissaient de fruits
En ce balbutiement du monde…le Paradis…
Aucun d’entre eux ne rêvait d’être le plus fort,
C’était une véritable union en bel accord…
Ils se levaient et se couchaient au diapason du soleil
Saluant la nature en tant que merveille,
L’homme n’avait pas encore façonné d’armes
Et restait en l’ignorance du goût des larmes…
L’eau des sources et l’ amour leur suffisaient
Ainsi…régnait la paix…
Mais un jour…
L’homme découvrit l’appétit du sang et de la chair
Et de ses ambitions ne sut se taire,
La femme se fardait au rouge des baies
De colliers de fleurs et perles se parait…
Pour sûr l’herbe du voisin était plus tendre,
Leurs compagnes plus aguichantes et mieux à prendre,
Alors il se mit à tailler gourdins et pierres
Et se révéla en la destruction… grand expert !
Depuis lors tous de vivre inquiets et dans la crainte,
De vouloir se construire frontières, barrières, enceintes,
Il abandonna ses grognements et gloussements animaliers
Pour un langage plus ou moins châtié…
Et depuis lors l’homme poursuit cette voie
Sans songer qu’en ses convoitises… il se noie
Depuis la nuit des temps il court vers sa perdition
Tout cela au nom de ses prétentions…
Il a enseveli l’Eden dans le néant
Depuis le tout début des temps.