L'année du fils du diable
J'ai recraché une malheureuse gorgée de sable. - Trois fois exécuté, soit l'avertissement qui en revint ! - Les mots s'envolent. La sympathie de la raison tue mes neurones, Je suis palindrome, je suis nonobstant. Je vis de vin, je respire, je ne fais que chanter. C'est le paradis, l'éternelle oasis ! Dormez quand le vent se soulève ! Je dis dormez sous la tempête. Viens, Archange !
J'ai entendu les silences d'Hadès et des hérauts, de perte de temps. Puis-je effacer mon passé, la glace du nord ne fond jamais ! C'était des âmes désuètes et aimables, un parlé de chacun son propre langage, le courage contre la fourberie, le besoin de friction, je ne sais pas.
Ce sont de nobles désirs !
Et ce n'est plus l'envie ! - Si le crime reste toujours ! Une femme qui abandonne en cours de route est bien abandonnée, n'est ce pas ? Je suis encore perdant, donc je le suis. C'est la révolution des Athées. Je suis libre par mon arbitre. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Toujours coupable ! -La religion ne peut toucher les païens. - C'est la mort encore ! Plus tôt, les horreurs de la carnation seraient plus intimes. Un drame, vite, que je tombe au séant, d'une autre femme humaine.
Parles donc, Ne fais semblant de pleurer !... La gloire, le bonheur : Dieu qui dit que son âme est affreuse, que mon innocence et un parloir. - Poursuivons!... Des réussites qui seront gâchées, réelles, ambiances, paroles d'adultes. - Et dire que je tiens le mensonge, que s'éloigne la paix : j'ai la tromperie comme seul obstacle, je suis parti pour un délire...Préjugés ... - Le sang qui me lie se délite. Sans grâce ! Jai tellement faim, tellement faim ! Mais ! L'âge adulte, le silence, la pluie, la solitude au fond d'une caverne, l'ombre solaire dominicale où tous se pressent sur des bancs...La cloche sonnera midi ... Comme en chasse à cours ! Ils s'envoleront dévorer ! Aurons vite oubliés... - Bêtise bêtise.
Ici, guères de personnes honnêtes, qui pourrez faire le mal... Tenez... J'ai un révolver pour vous, allez y appuyez, Et il s'en va, comme choqué. Puis, jamais personne ne pense à autrui. N'ayez pas peur, je dis vrai, comme certains.
Les vérités sont partout. C'est bien ce qu'il reste : plus de croix en l'histoire, les Anciens se sont tus. Je m'en souviendrais : poètes et visionnaires meurs chaque jours. Je suis de loin moins clairvoyant, que ceux qui décident pour nous sans avis général.
Ah oui ! l'horloge de ce monde s'est arrêtée tout à l'heure. Il ne reste rien au monde. - La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement sur Terre - et le ciel au dessus. - Extase, réveils douloureux, demeurer dans un nid de frelons.
Que de matrices dans l'attraction, dans les Provinces... Edouard, François, courent avec les moutons barricadés... Je marche sur des limbes purpurines, ne les touchant jamais... Il est dit que Moïse à séparé les eaux. La flambeuse histoire sans preuve, noire et dressée dans l'ombre, sur un fond de matin boréal...
Il faudrait faire taire tous les mensonges : mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.
Faites moi taire !...
J'ai aucun de vos talents ! - Il y a toujours quelqu'un ici et il n' y a personne : je préfère taire le tombeau humain. - Veut-on des chants oubliés, des danses en pots pourris ? Veut-on que j'apparaisse, que je plonge à la recherche de l'anneau* ? Veut-on ? Je ferai de cartes bleues, des guérisseurs.
Méfiez-vous donc de moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, partez, - même les grands enfants, - je vous ferez pleurer, jusqu'à atteindre votre coeur, - le coeur mielleux ! - Incrédules travailleurs ! Je ne demande pas l'obole, avec votre défiance seulement, je saurais votre compréhension.
- Et oublions moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est agréable.
Bah ! faisons tous les sommets atteignables.
Hélas, nous ne sommes pas hors du monde. Plus que du bruit. Mon tact, il reviendra. Ah ! ma maison, ma France, ma forêt de chênes. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je hélas !
Je devrais avoir mon envie pour la colère, mon envie pour l'orgueil, - et l'envie de la caresse ; un concert paradisiaque.
Je meurs de lassitude. C'est leurs cercueils, que je veux retrouver, bonheur dans l'ivresse ! Désormais, rieur, face aux farces de la vie, chacun sa vérité. Chacun croira. Je ne croit pas qu'il y ait une vérité, mais que chacun croit ce qu'il veut.
Ah ! remonter à l'enfance ! Regarder dans les yeux le passé. Toute cette eau, ce sable tellement durci ! Ma force, l'ignorance du monde ! Il faudrait encore des siècles à l'âme, pour qu'elle accepte enfin ! - Les erreurs de ses errements pour progresser.
C'est les pleures qui éteignent la flamme de l'esclavage.
©Matthale (Reprise Nuit de l'enfer, Arthur Rimbaud)
J'ai recraché une malheureuse gorgée de sable. - Trois fois exécuté, soit l'avertissement qui en revint ! - Les mots s'envolent. La sympathie de la raison tue mes neurones, Je suis palindrome, je suis nonobstant. Je vis de vin, je respire, je ne fais que chanter. C'est le paradis, l'éternelle oasis ! Dormez quand le vent se soulève ! Je dis dormez sous la tempête. Viens, Archange !
J'ai entendu les silences d'Hadès et des hérauts, de perte de temps. Puis-je effacer mon passé, la glace du nord ne fond jamais ! C'était des âmes désuètes et aimables, un parlé de chacun son propre langage, le courage contre la fourberie, le besoin de friction, je ne sais pas.
Ce sont de nobles désirs !
Et ce n'est plus l'envie ! - Si le crime reste toujours ! Une femme qui abandonne en cours de route est bien abandonnée, n'est ce pas ? Je suis encore perdant, donc je le suis. C'est la révolution des Athées. Je suis libre par mon arbitre. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le vôtre. Toujours coupable ! -La religion ne peut toucher les païens. - C'est la mort encore ! Plus tôt, les horreurs de la carnation seraient plus intimes. Un drame, vite, que je tombe au séant, d'une autre femme humaine.
Parles donc, Ne fais semblant de pleurer !... La gloire, le bonheur : Dieu qui dit que son âme est affreuse, que mon innocence et un parloir. - Poursuivons!... Des réussites qui seront gâchées, réelles, ambiances, paroles d'adultes. - Et dire que je tiens le mensonge, que s'éloigne la paix : j'ai la tromperie comme seul obstacle, je suis parti pour un délire...Préjugés ... - Le sang qui me lie se délite. Sans grâce ! Jai tellement faim, tellement faim ! Mais ! L'âge adulte, le silence, la pluie, la solitude au fond d'une caverne, l'ombre solaire dominicale où tous se pressent sur des bancs...La cloche sonnera midi ... Comme en chasse à cours ! Ils s'envoleront dévorer ! Aurons vite oubliés... - Bêtise bêtise.
Ici, guères de personnes honnêtes, qui pourrez faire le mal... Tenez... J'ai un révolver pour vous, allez y appuyez, Et il s'en va, comme choqué. Puis, jamais personne ne pense à autrui. N'ayez pas peur, je dis vrai, comme certains.
Les vérités sont partout. C'est bien ce qu'il reste : plus de croix en l'histoire, les Anciens se sont tus. Je m'en souviendrais : poètes et visionnaires meurs chaque jours. Je suis de loin moins clairvoyant, que ceux qui décident pour nous sans avis général.
Ah oui ! l'horloge de ce monde s'est arrêtée tout à l'heure. Il ne reste rien au monde. - La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement sur Terre - et le ciel au dessus. - Extase, réveils douloureux, demeurer dans un nid de frelons.
Que de matrices dans l'attraction, dans les Provinces... Edouard, François, courent avec les moutons barricadés... Je marche sur des limbes purpurines, ne les touchant jamais... Il est dit que Moïse à séparé les eaux. La flambeuse histoire sans preuve, noire et dressée dans l'ombre, sur un fond de matin boréal...
Il faudrait faire taire tous les mensonges : mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. Je suis maître en fantasmagories.
Faites moi taire !...
J'ai aucun de vos talents ! - Il y a toujours quelqu'un ici et il n' y a personne : je préfère taire le tombeau humain. - Veut-on des chants oubliés, des danses en pots pourris ? Veut-on que j'apparaisse, que je plonge à la recherche de l'anneau* ? Veut-on ? Je ferai de cartes bleues, des guérisseurs.
Méfiez-vous donc de moi, la foi soulage, guide, guérit. Tous, partez, - même les grands enfants, - je vous ferez pleurer, jusqu'à atteindre votre coeur, - le coeur mielleux ! - Incrédules travailleurs ! Je ne demande pas l'obole, avec votre défiance seulement, je saurais votre compréhension.
- Et oublions moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est agréable.
Bah ! faisons tous les sommets atteignables.
Hélas, nous ne sommes pas hors du monde. Plus que du bruit. Mon tact, il reviendra. Ah ! ma maison, ma France, ma forêt de chênes. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je hélas !
Je devrais avoir mon envie pour la colère, mon envie pour l'orgueil, - et l'envie de la caresse ; un concert paradisiaque.
Je meurs de lassitude. C'est leurs cercueils, que je veux retrouver, bonheur dans l'ivresse ! Désormais, rieur, face aux farces de la vie, chacun sa vérité. Chacun croira. Je ne croit pas qu'il y ait une vérité, mais que chacun croit ce qu'il veut.
Ah ! remonter à l'enfance ! Regarder dans les yeux le passé. Toute cette eau, ce sable tellement durci ! Ma force, l'ignorance du monde ! Il faudrait encore des siècles à l'âme, pour qu'elle accepte enfin ! - Les erreurs de ses errements pour progresser.
C'est les pleures qui éteignent la flamme de l'esclavage.
©Matthale (Reprise Nuit de l'enfer, Arthur Rimbaud)