le vent de l'autre nuit a jeté bas l'Amour qui, dans le coin le plus mystérieux du parc, souriait en bandant malignement son arc, et dont l'aspect nous fit tant songer tout un jour! le vent de l'autre nuit l'a jeté bas! Le marbre au souffle du matin tournoie épars. C'est triste de voir le piédestal, où le nom de l'artiste se lit péniblement parmi l'ombre d'un arbre, oh! c'est triste de voir debout le piédestal tout seul! Et des pensers mélancoliques vont et viennent dans mon rêve où le chagrin profond évoque un avenir solitaire et fatal. oh ! C'est triste ! - Et toi-même, est-ce pas ! es touchée d'un si dolent tableau, bien que ton oeil frivole s'amuse au papillon de pourpre et d'or qui vole au-dessus des débris dont l'allée est jonchée.