L’AMOUR EN NOIR , LA VIE EN GRIS
En le calice de ton âme
La brulance de ma flamme
Vascille, ondoie et s’éteind
Dans un murmure incertain,
La passion se range d’obscession,
La ferveur se tait de contusion,
Le bleu de tes yeux se meurt
Délavé par les pleurs,
La chaleur de ton corps semble mort,
Tes rêves me paraissent incolores,
Je n’ai plus foi en toi,
Je n’éprouvce aucun émoi,
Je me sens seule et forte,
N’ai besoin d’aucune escorte
Pour franchir le reste de ma vie
Et poursuivre mes envies.
Cette remise en question
Ne découle de déraison
Mais l’ennui profond
Noie mon horizon.
En la grisaille d’un ciel pluvieix
Je ne peux concevoir l’heureux,
Je déambule, je somnenbule,
Je funambule, je capitule,
Les jours s’égrainent de langueur,
Assombris, sans nulle lueur,
Parsemés d’angoisses qui froissent,
Emplis de dépits, de gachis,
D’éboulis, de surplis, de roulis,
Je ne croix plus en rien,
Croule sous le toscin,
Dévale les pentes abruptes
Sans repos, sans but,
La nuit des temps m’envoute,
La lumière me déroute,
Cette remise en question
Ne découle de déraison
Mais l’ennui profond
Noie mon horizon.