rivière
Maître Poète
L’amour au-dessus de tout
Je suis seule
dans l’œil des bocages,
environnée par l’or des feuilles d’automne.
Dans la nuit,
au creux des futaies,
pleure un sansonnet,
le silence berce
l’air embaumé de lilas
et de roses.
Mon front repose
sur la pierre de seuil
de mon Impératrice de Douceur
qui
s’en
est allée.
Mes larmes parcourent
le
sable de l’horizon,
le zéphyr ne soufflera plus
dans
ses cheveux,
sa robe d’indienne
ne se frottera plus aux lichens,
ni à la mousse des chemins.
Les colombes racontent
les fleurs d’églantier
qu’elle cueillait
hier encore,
parmi
les vitraux des fontaines.
J’ai cueilli à l’aube,
près des saules où nous nous embrassions,
la paupière d’une goutte d’eau.
J’ai écrit son message
sur
le ventre des forêts :
notre amour est au-dessus de tout,
les roseaux savent la Quiétude et
l’éternité de nos extases.
Sophie 839
Je suis seule
dans l’œil des bocages,
environnée par l’or des feuilles d’automne.
Dans la nuit,
au creux des futaies,
pleure un sansonnet,
le silence berce
l’air embaumé de lilas
et de roses.
Mon front repose
sur la pierre de seuil
de mon Impératrice de Douceur
qui
s’en
est allée.
Mes larmes parcourent
le
sable de l’horizon,
le zéphyr ne soufflera plus
dans
ses cheveux,
sa robe d’indienne
ne se frottera plus aux lichens,
ni à la mousse des chemins.
Les colombes racontent
les fleurs d’églantier
qu’elle cueillait
hier encore,
parmi
les vitraux des fontaines.
J’ai cueilli à l’aube,
près des saules où nous nous embrassions,
la paupière d’une goutte d’eau.
J’ai écrit son message
sur
le ventre des forêts :
notre amour est au-dessus de tout,
les roseaux savent la Quiétude et
l’éternité de nos extases.
Sophie 839