Flem
Nouveau poète
Remorquant à la traîne sa cape d'ornement,
Le soleil couchant dessine dans un sillage,
Des tons oranges encore incandescent,
Qui mordore une dernière fois le paysage.
Emergeant lentement de la plaine,
Les ténèbres en déploient leur shéma preétablis :
Par miliers se lèvent, des spectres emplis de peine,
Vaste ombre, sombre armée bannie.
Le combat est sur le point de débuter,
Trois coups sonnent, la nuit entre en scène,
Sérieuse prétendante, elle vient, entêtée,
Aux dernières lueurs chercher son domaine.
Déjà la bataille fait rage,
L'azur, taché, en porte les stigmates.
Mais difficile de cerner celui dont l'avantage
Fait abattre les meilleures cartes.
Puis l'astre solaire cède son fief
Dans une nuée écarlate, s'écrasant blessé.
La nuit s'enquit alors du moindre relief,
Et le monde cède à l'obscurité.
Depuis des millénaires dure leur rivalité,
L'un se lève et l'autre doit se coucher.
Mais si la lutte s'est toujours scellée,
C'est parcequ'il n'existe réelle animosité.
Leur coéxistence n'est que nécessaire,
De part et d'autre chacun le sait.
Se noue alors cette alchimie des contraires,
Qui leur donne tout leurs attraits.
Le soleil couchant dessine dans un sillage,
Des tons oranges encore incandescent,
Qui mordore une dernière fois le paysage.
Emergeant lentement de la plaine,
Les ténèbres en déploient leur shéma preétablis :
Par miliers se lèvent, des spectres emplis de peine,
Vaste ombre, sombre armée bannie.
Le combat est sur le point de débuter,
Trois coups sonnent, la nuit entre en scène,
Sérieuse prétendante, elle vient, entêtée,
Aux dernières lueurs chercher son domaine.
Déjà la bataille fait rage,
L'azur, taché, en porte les stigmates.
Mais difficile de cerner celui dont l'avantage
Fait abattre les meilleures cartes.
Puis l'astre solaire cède son fief
Dans une nuée écarlate, s'écrasant blessé.
La nuit s'enquit alors du moindre relief,
Et le monde cède à l'obscurité.
Depuis des millénaires dure leur rivalité,
L'un se lève et l'autre doit se coucher.
Mais si la lutte s'est toujours scellée,
C'est parcequ'il n'existe réelle animosité.
Leur coéxistence n'est que nécessaire,
De part et d'autre chacun le sait.
Se noue alors cette alchimie des contraires,
Qui leur donne tout leurs attraits.