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Laisser être...

Matthale

Webmaster
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C’était une femme, une ado ou une enfant.
Si fragile, si douce, belle et curieuse autant.
C’est une mère, une sœur, une amie, un rêve.
Une confidente, une intimité, mon âme, Eve.

Blonde, parfois brune, voir rousse, divine.
Jamais seule, jamais libre, jamais éprise.
Toujours ailleurs, toujours partie, de crise.
En éclat de rire, cristallin, de larmes fines.

Mais je souhaite la revoir, je m’en souviens.
Sous cette capuche grise, les yeux embrumés.
Mais pourtant magnifique dans ces matins.
Sous cette frange de platine, assis à tes côtés.

Tu étais la reine des cœurs en ce temps, courtisée.
Par le premier jusqu’au dernier, pas de romance.
Dans ta vie de désert constant, et j’étais la balance.
Inconscient que j’étais vraiment pour toi, ta moitié.

Tu jetais des regards inquiets, les gens t’apeurés.
Tu voulais prendre ma main, comme sous l’abri.
Quand nous attendions le bus, ta main me cherchait.
Je ne voyais pas, n’y croyais pas, si belle sous la pluie.

Jamais on ne s’est embrassé, ni même dit qu’on s’aimait.
Quelle pitié que ce temps qui passe et nous laisse amer.
C’est bien loin désormais, quand tu me regardais délirer.
De tes yeux verts bleutés, je t’aimais, je le sais désormais.
 
C'est souvent lorsqu'on perd quelque chose qu'on s'aperçoit de sa valeur...
 
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