La vie m’a joué un tour, une plaisanterie amère,
Elle m’a privé d’amour et jeté en enfer.
Elle m’a rendu si laid que toute âme à la ronde,
Apercevant mes traits crie à la bête immonde.
Du jardin d’Aphrodite les portes me sont fermées;
Subissant sa vindicte, je vis sans exister.
Mais de chair et de sang mon corps réclame sa rime,
Il respire, il ressent, en aimant il s’exprime.
Mes sens exacerbés à l’appel de l’amour,
Consument mon âme damnée un peu plus chaque jour.
Aucun être sur terre ne peut souffrir autant,
Qu’à la fin du calvaire il en devient dément.
La morsure du mépris blesse comme le glaive;
Il n’y a point de vie si le coeur ne s’élève.
Si celle-là déraisonne, celui-là s’empoisonne;
Pas de pourvoi en somme, pressons que la fin sonne.
Elle m’a privé d’amour et jeté en enfer.
Elle m’a rendu si laid que toute âme à la ronde,
Apercevant mes traits crie à la bête immonde.
Du jardin d’Aphrodite les portes me sont fermées;
Subissant sa vindicte, je vis sans exister.
Mais de chair et de sang mon corps réclame sa rime,
Il respire, il ressent, en aimant il s’exprime.
Mes sens exacerbés à l’appel de l’amour,
Consument mon âme damnée un peu plus chaque jour.
Aucun être sur terre ne peut souffrir autant,
Qu’à la fin du calvaire il en devient dément.
La morsure du mépris blesse comme le glaive;
Il n’y a point de vie si le coeur ne s’élève.
Si celle-là déraisonne, celui-là s’empoisonne;
Pas de pourvoi en somme, pressons que la fin sonne.