Après l'enfance.
Nous surprend l'adolescence.
Nous offrant en grandissant.
Une maturité, qui peu à peu s'étend.
Et les années, une à une s'égrènent.
Et les folies d'enfant, une à une s'éteignent.
Nous nous sentons défiés par la vieillesse.
Mystérieuse, douce et discrête, elle nous carresse.
Notre visage se perle de sueur.
Comme surpris d'une innattendue frayeur.
Et nous n'osons guère la regarder, fiers et vaillants.
Comme nous combattions un ennemi lorsque nous étions enfant.
Nous vivons sans cesse en lui tournant le dos.
Sachant qu'elle nous habillera un jour assez tôt.
La vieillesse est une peur que nous taisons.
Que nous gardons en nous pareil à un amour caché.
Et pourtant, c'est toute notre vie.
Qui se dessine, se grave à l'encre unie.
Sur notre corps qui se vieillit.
Sur notre corps qui s'alanguit.
Rides de colère sur notre front.
Lorsque nous plissions nos yeux et que nous élevions le ton.
Rides de tristesse sous nos yeux.
Lorsque nous libérions nos larmes qui disaient qu'à l'intérieure de nous, il pleut.
Rides de rire et de sourire aux côtés de notre bouche.
Avec laquelle, nous disions "je t'aime" et qui en était la souche.
Rides d'amour sur le désir toujours ardent de notre corps.
Lorsque nous résistions et que nous nous abandonnions à raison ou à tord.
Lorsque des doigts, nous carressant gravaient des sillons et taisaient des mots.
Sur la douceur et la fragilité du grain de notre peau.
Rides de trop d'étreintes sur nos mains.
Lorsque nous nous endormions au creux des bras d'un homme.
Et que nous le ceinturions en somme comme.
L'été étreint l'oiseau et dont celui-ci s'en échappe lorsque l'hiver vient.
Et cette flamme qui n'a jamais vieillie au fond de notre regard.
Celle de l'espoir et de la vie que seul nous prendra un ciel blafard.
Nous sommes enfant comme nous devenons vieux.
Et il ne faut jamais haîr l'un des deux.
Car l'enfance, c'est aller à la découverte de ce que l'on ne sait pas.
Et la vieillesse.
C'est être l'hombre de nos enfants à leur faire don de ce que l'on sait déjà.
Nous surprend l'adolescence.
Nous offrant en grandissant.
Une maturité, qui peu à peu s'étend.
Et les années, une à une s'égrènent.
Et les folies d'enfant, une à une s'éteignent.
Nous nous sentons défiés par la vieillesse.
Mystérieuse, douce et discrête, elle nous carresse.
Notre visage se perle de sueur.
Comme surpris d'une innattendue frayeur.
Et nous n'osons guère la regarder, fiers et vaillants.
Comme nous combattions un ennemi lorsque nous étions enfant.
Nous vivons sans cesse en lui tournant le dos.
Sachant qu'elle nous habillera un jour assez tôt.
La vieillesse est une peur que nous taisons.
Que nous gardons en nous pareil à un amour caché.
Et pourtant, c'est toute notre vie.
Qui se dessine, se grave à l'encre unie.
Sur notre corps qui se vieillit.
Sur notre corps qui s'alanguit.
Rides de colère sur notre front.
Lorsque nous plissions nos yeux et que nous élevions le ton.
Rides de tristesse sous nos yeux.
Lorsque nous libérions nos larmes qui disaient qu'à l'intérieure de nous, il pleut.
Rides de rire et de sourire aux côtés de notre bouche.
Avec laquelle, nous disions "je t'aime" et qui en était la souche.
Rides d'amour sur le désir toujours ardent de notre corps.
Lorsque nous résistions et que nous nous abandonnions à raison ou à tord.
Lorsque des doigts, nous carressant gravaient des sillons et taisaient des mots.
Sur la douceur et la fragilité du grain de notre peau.
Rides de trop d'étreintes sur nos mains.
Lorsque nous nous endormions au creux des bras d'un homme.
Et que nous le ceinturions en somme comme.
L'été étreint l'oiseau et dont celui-ci s'en échappe lorsque l'hiver vient.
Et cette flamme qui n'a jamais vieillie au fond de notre regard.
Celle de l'espoir et de la vie que seul nous prendra un ciel blafard.
Nous sommes enfant comme nous devenons vieux.
Et il ne faut jamais haîr l'un des deux.
Car l'enfance, c'est aller à la découverte de ce que l'on ne sait pas.
Et la vieillesse.
C'est être l'hombre de nos enfants à leur faire don de ce que l'on sait déjà.