tieram
Maître Poète
La vie…Errance II
Il ne demeure pas moins le reflet du cœur ;
L’éclat de son rire et la douceur de son âme.
Il ne fuit plus son pleur l’adorant sous la flamme.
La vie offrant encore un panache en couleur ;
Il faut sortir sans arme et veiller l’un sur l’autre.
Personne ne se veut responsable en apôtre.
Et la nuit réveillant les spectres du silence
Sous la lune fidèle ouvrant un cauchemar
Il reste seul, sans toit, nommant la violence
Éole fou soufflant un temps comme un brouillard.
Seul d’un pas hésitant, il tend la main, dérobe
Une pièce en passant, il squatte encor ce banc.
Chaque jour je le vois, errer las, d’un air probe
Et vivant au grand jour, déposant son caban.