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La valse des mariés

Langedechu

Nouveau poète
Jardin illuminé de pureté.
J'entre en scène et te cristallise.
La foule me regarde, surprise.

Dans leurs yeux se reflète ma blancheur.
Mon cœur déborde de tendresse.
J'oublie les règles du jeu, cours vers toi, en pleurs.

Les anges chantent, je les entends murmurer.
Tu essayes de rester stoïque, et dans la décence muré.
Mais ton sourire si lumineux m'éblouit.

Je marche, danse, vole, trépigne d'impatience.
Enfin nos doigts s'enlacent, pour l'éternité.
Une danse s'envole, tu la prends au passage et me fais valser.

Jamais je n'avais éprouvé ce bonheur, cette quiétude.
Je me sers contre toi, ferme les yeux.
Mes mèches blondes te caressent, à leur habitude.

Les anges chantent, mais m'entendent-ils ?
Ma bouche sur ta peau, pendant ces quelques pas
Je prie le ciel de nous laisser tranquille.

La valse s'accélère, nos pouls aussi, et nous rions,
Car nous savons que le désir s'étire et se réveille.
Déjà tu ressens l'envie de me voir nue d'une autre façon.

La nature nous embrasse.
Le ciel nous unit.
Que demander de plus ?

Aujourd'hui je promets de t'aimer toujours.
Chaque matin je me réveillerai dans tes bras, dans ta chaleur.
S'il vous plait laissez-nous, laissez-nous…

Déjà la valse ralentit,
Une ambition nous désunit.
Un avion, ou peut-être mon réveil t'emmène loin d'ici.

Tout était trop beau, comme un conte de fées.
Seule notre innocence humiliée restera gravée.
Mon cœur n'est plus.

Nous étions deux amants ne vivant que pour le sourire de l'autre.
Nous sommes maintenant deux larmes séparées par la vie.
Cher Dieu, Destin, qui que vous soyez, je vous emmerde. Amicalement Votre.
 
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