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La Tempête :

Sapereaude

Nouveau poète


Alors que le navire émerge de la brume,
Mille éons déchaînés, mille démons d'écume,
Soudain lâchent ensemble un long grondement sourd,

Se pressent sur les flancs, s'agglutinent autour.
Alors que Vent provoque d'esprit les marins,
Tangage et Roulis leurs arrachent bras et mains,
Jetant leurs carcasses encor pleines de vie,
Ultimes offrandes au spectre de la nuit.
Les soeurs Vagues, aiguisées comme des lames,
Seraient charmantes de leur être fatales,
Car ce qui les attendrait sous la Tempête,
Ce seraient cent cauchemars sans queues ni têtes.


Enfin, outrepassées ces longues secondes,
Vie les quitterait, grain de sable pour le monde.
Ainsi disparaissent mes meilleurs idées,
Ce sont des offrandes, ombres des jours enfuis,
Car la pire crainte du poète est d'oublier.



 
pas mal du tous :) il y a quelques phrases a resortire :) j'aime bcp "Jetant leurs carcasses encor pleines de vie,
Ultimes offrandes au spectre de la nuit."
 
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