CHENNOUFI
Maître Poète
La saison est hiver mais !
Dans les grimoires usés
Peut-être y a un remède
Pour mon cœur brisé
Et celui de ma blonde
Comme une mélopée
L'entendre les cœurs cèdent
J'espère, que ma fille
Lis un jour mes odes
L'oiseau que j'adore
Il n'a pas connu ma maison
Ni les roses ni les fleurs
Répare les plies du fond
Moi, j'offre la mort
Et tout le monde me donne raison
À ceux qui brisent les cœurs
Des anges innocents
Si j'étais condor
Je fouillerais les horizons
En pleine vole, je dors
J'affronte seul les vents
L'amour me rend fort
Je remplis mes fonds
Je plane vers ma fleur
J'espère qu'elle m'attend
Tout le monde a tort
Mon cœur a raison
Je dois croire encore
À son rendez-vous
Elle grandit ailleurs
Loin de mes yeux
C'est pour ça mon cœur
Pleure tout le temps
L'oiseau que j'adore
Il a de beaux yeux
Il habite le nord
Je haï l'océan
Je l'ai vu un jour
Le cœur a des yeux
L'aveugle n'a pas tort
Son cœur a un don
Qu'il fait nuit ou jour
Il sourit tout le temps
L'oiseau que j'adore
Pourquoi ne chante plus
Qu'il vient chanter mon cœur
Avec ses chants mélodieux
Sois-ce soir à l'heure
Tu connais la maison
La mort, tu sais murmure
Et je n'ai plus de temps
Avec ta voix en or
Guérit surement les maux
Elle augmente chaque jour
Là devant ton berceau
Quand je le vois, je pleure
Mal me font mes yeux
Ils ont voulu ma mort
On prenant l'enfant
Vieux devient mon corps
Déjà de ça dix ans
Que dur ma douleur
Ni d'elle une photo
Je n'ai pas pris son corps
Ni sentir en moi sa peau
Ils l'ont caché ailleurs
Comme en cache un bijou
Fuis, ton coffre-fort
Tes frères, ma fille attend
De voir tes couleurs
Et chassé le noir et blanc
Me fait mal, tu sais ta sœur
Me parle de toi souvent
Papa, tu as tort
N'oublie pas ton sang
Quoi faire mon amour
J'ai cherché, tu sais partout
J'ai fouillais même les cœurs
Cimetières et hôpitaux
Je n'ai que son nom au cœur
Et mon cœur tremble quand il l'entend
Me brule le feu de l'envie
Et moi, je n'ai qu'une goutte d'eau
Qui glisse sur ma joue chaque nuit
Quand je pense à mon enfant
Qu'elle sache que je l'aime
Témoigne sûrement son berceau
Même si mes saisons sont hiver
Je crois moi au printemps
Je cueillerai des fleurs
pour toi des quatre saisons
Mais ce soir te parle mon cœur
N'oublie pas ma fille notre rendez-vous
Je t'aime
À bientôt
Témoigne sûrement son berceau
Même si mes saisons sont hiver
Je crois moi au printemps
Je cueillerai des fleurs
pour toi des quatre saisons
Mais ce soir te parle mon cœur
N'oublie pas ma fille notre rendez-vous
Je t'aime
À bientôt