Eléâzar
Maître Poète
Tu penses donc que je fais fausse route ?
Enlève de moi ce que j’ai de doute ;
Tu sais bien que tu peux tout décider
Sans avoir crainte de m’intimider.
Tu lèves les yeux, fronces les sourcils
Et tu agites la pointe des cils.
Dis-moi oui ou non, dis-moi ta pensée
Que j’accepterai, même influencée.
Ne complique pas une noble cause
Facile à comprendre, écoute, je cause :
Le bonheur est là juste devant nous,
Il ne reste qu’à lever les genoux.
La route est longue et pierreuse et étroite
Montant, descendant, pas souvent très droite
Prête à secouer l’enfant dans ton sein
Qui t’élargit les courbes du bassin.
Crois-tu que l’on doit prendre ce chemin ?
Tu as compris, tu me donnes la main ;
Partons maintenant pour le grand voyage
Où nous saluera chaque paysage
A l’attrait sauvage et doux et primaire
Comme l’est ton cœur innocent de mère
Qui me comblera, père bienheureux
Et mari aux yeux toujours amoureux.
Enlève de moi ce que j’ai de doute ;
Tu sais bien que tu peux tout décider
Sans avoir crainte de m’intimider.
Tu lèves les yeux, fronces les sourcils
Et tu agites la pointe des cils.
Dis-moi oui ou non, dis-moi ta pensée
Que j’accepterai, même influencée.
Ne complique pas une noble cause
Facile à comprendre, écoute, je cause :
Le bonheur est là juste devant nous,
Il ne reste qu’à lever les genoux.
La route est longue et pierreuse et étroite
Montant, descendant, pas souvent très droite
Prête à secouer l’enfant dans ton sein
Qui t’élargit les courbes du bassin.
Crois-tu que l’on doit prendre ce chemin ?
Tu as compris, tu me donnes la main ;
Partons maintenant pour le grand voyage
Où nous saluera chaque paysage
A l’attrait sauvage et doux et primaire
Comme l’est ton cœur innocent de mère
Qui me comblera, père bienheureux
Et mari aux yeux toujours amoureux.