lilasys
Maître Poète
La rose des neiges LILASY médaille d'argent 9.09
Il était une fois !
Dans un lointain faubourg, à la limite du royaume et des immenses étendues froides, vint un jour, en grandes pompes, un crieur public. Aussitôt la rumeur d’une possible guerre se propagea. Le peuple, déjà éprouvé par la récente famine renâclait d’avance à l’imminent appel aux armes.
Au son du tambour et des trompettes, tout le bourg fut réuni pour entendre le discours de l’envoyé du roi :
- Oyez, oyez ! Par ordre du roi, il est demandé à tous ses sujets de se consacrer à ce qui sera la plus grande quête du règne. Sa majesté désire convoler en juste noces. Pour cela il a besoin de qu’on appelle la rose des neiges, merveille du pays inconnu du nord. Quiconque parviendra à la trouver sera couvert d’or et de privilèges.
Poussés par l’appât du gain, tous les hommes s’équipèrent pour l’expédition faisant mille promesses à leurs épouses sur ce qu’ils feraient au retour d’autant de richesses.
Ils partirent tous, les fermiers, les bûcherons, les chasseurs, les artisans, les notables. Tous, du plus riche au plus pauvre, tous certains d’être celui qui rapporterait au roi le trésor convoité. Ils ne s’arrêtent qu’un instant, aux limites du monde connu saisis de l’appréhension qu’offrait ce paysage mystérieux mais l’attrait de l’or fut plus fort que la peur qu’il inspira.
Trouver une chose aussi singulière dans cette immensité inexplorée les décida à se partager la tâche selon leurs compétences. Les mendiants, eux, se partagèrent dans les différents groupes selon leurs affinités.
C’est ainsi que les fermiers partirent explorer la plaine. Une grandiose étendue moutonnante de neige où apparaissait parfois, tel un bateau échoué, un bouquet d’arbres décharnés dont les branches cristallisées mugissaient sous le vent glacial. Le gris du ciel se mêlant au blanc du sol, tout repère vint à manquer et ce n’est qu’en rencontrant leurs propres empreintes qu’ils comprirent s’être perdus. Ils se divisèrent encore et chaque groupe prit une direction différente. Le premier, à l’Est, rencontra bientôt une rivière calme qui serpentait entre ses berges cristallines et la suivirent jusqu’à l’épuisement. Le second, vers le Nord, fut pris dans une tempête de neige. Le troisième, à l’Ouest, fut la proie des loups. On ne sut jamais ce qu’il advint du dernier. Des rumeurs parlent d’un aveuglement causé par la réverbération de la lumière qui les aurait fait errer jusqu’à ce qu’ils s’écroulent mourant de faim et de froid.
Les bûcherons s’attaquèrent tout naturellement à la forêt. Leur connaissance des essences lignées les désignant comme les plus aptes à explorer cette zone. Mais connaître les arbres n’est pas suffisant pour vaincre la sylve et dans ce labyrinthe de colosses centenaires, leur imprudence leur fut fatale. Ce furent d’abord les chutes de neige et ses pieux de glace qui refroidirent les ardeurs des premières exhortations. Puis vinrent les loups et les ours qui, les obligeant à courir trouver refuge, les décimèrent, dispersèrent et leur firent perdre tout repère quant à leur position. Le froid, la faim, la peur finirent par les achever dans cette cathédrale naturelle aux voûtes de glace.
Les chasseurs prirent le bois sûrs que leurs aptitudes ne pouvaient les priver de nourriture. C’était sans compter avec l’immaculé des lieux qui les désignait comme un danger pour la faune locale. C’est ainsi que cerfs, biches, lapins et autres proies déguerpissaient et s’évanouissaient à leur approche. L’entêtement à suivre les traces que laissait le gibier ne fit que les éloigner de leur but initial et précipiter leur perte lorsqu’à bout de force ils réalisèrent la mesure de leur situation. Les animaux les avaient fait tourner en rond ! C’est ainsi que nombreux furent ceux qui se prirent à leurs propres pièges en voulant revenir. D’autres périrent pour une baie ou un quignon de pain. Les survivants, pris de folie des neiges, tombèrent comme fruits mûrs dans cette dentelle indistincte de blancheur infinie.
Les notables s’attribuèrent les collines. Leurs étendues vallonnées, légèrement enneigées, convenant mieux à leurs manques d’effort. Mais, pour aussi douce que se présentait la mission, elle n’en était pas, pour autant, moins grandiose. De ci, de là seuls quelques rares chênes millénaires servaient de repère et les serviteurs avaient beau fouiller haies et fourrés, nul signe du joyau recherché. S’enfonçant toujours plus loin, chacun plus sûr que les autres de suivre la bonne piste, ils se retrouvèrent bientôt seuls et perdus dans cet émerveillement immaculé. Les valets, pressentant le désastre, désertèrent et tentèrent seuls leur chance face à cette beauté hostile. Leurs corps furent autant de jalons de leur quête perdue. Privés de leur domesticité, la noblesse s’éteignit doucement, dignement, silencieusement.
Restait la montagne. Armés de leurs outils, ignares du sort des autres corporations, les artisans se mirent à l’ouvrage. Conjuguant leurs efforts, leur savoir et l’aide des mendiants, ils s’attaquèrent au colosse. Contrairement aux autres groupes, leur expérience des entreprises ratées les rendait plus circonspects et ils entreprirent l’exploration avec prudence et réflexion. Chacun y mit du sien ! Même Victor le troubadour qui, ne sachant rien faire d’autre, accompagnait le groupe de sa musique. Le franchissement relativement facile de la moraine les conforta dans leurs espérances. Pics, pieux et cordes vinrent à bout des premières défenses du glacier. Crochets et piolets s’attaquèrent aux pentes et des cordages suivirent pour franchir les séracs et les bédières. Un pont fut jeté sur le moulin et, le soir venant, ils décidèrent le bivouac à l’abri d’un escarpement. La vue était époustouflante ! Les rayons de soleil rebondissaient de pic en arête donnant au panorama l’aspect d’un kaléidoscope naturel. Ici la neige se colorait de rouge. Là, la glace virait au bleu. Plus loin un pic se dorait alors que, plus loin encore, une arête s’irisait. Le spectacle était empreint d’une telle majesté que nombreux furent ceux qui sautèrent le repas s’endormant les yeux pleins de merveilleux espoirs.
La nuit ne fut pas des plus paisibles ! Les températures tombèrent et les feux eurent du mal à contrecarrer cette chute d’autant qu’un blizzard tenace et constant en rendait l’entretien malhabile. L’attaque inopinée d’un loup, égaré sur ces hauteurs, causa, plus par surprise que par réelle menace, la mort par glissade et culbute d’une partie du groupe. La mésaventure servit d’avertissement et l’on décida de placer de lors des vigiles, le soir. Le lendemain, tout en continuant à explorer chaque recoin, ils s’attaquèrent au versant. Encordés, avec pics, piolets, crochets et pieux, ils franchirent le premier grand obstacle. Cette victoire relative brisa leur cohésion et le groupe se disloqua. Dés lors ce ne fut que suite de chutes, de glissades et décrochements.
Victor, que ses aptitudes rendaient inutile, fut livré, sans remords, à lui-même. Seul, plus mû par l’instinct de survie que par réel souci de gloire, il se mit à suivre un vague sentier accroché à la paroi.
Le pont du moulin ayant été détruit pour en récupérer le bois, cela l’obligea à chercher une autre voie. Il manqua plusieurs fois de se rompre le cou et dut sa survie plus à la chance qu’à son savoir faire. Une énième chute le fit atterrir dans une petite grotte sous un enrochement. La tempête et les fortes rafales de temps empêchant toute avance ou repli, il confia son abattement à son harmonica. C’est ainsi que, mêlée au rugissement des éléments, s’éleva une triste plainte mélodieuse.
Du fond de la caverne, qu’il n’avait osé explorer de crainte de quelque fauve, une lumière diaphane se mit à luire et à s’intensifier. La prime peur le fit reculer jusqu’au bord du précipice. La curiosité et l’apparente absence de danger le firent revenir vers cette source mystérieuse. Il eut, là, la surprise de sa vie ! Dans un parterre de roses blanches et rouges, dans une robe vaporeuse d’organdi et fine dentelles, une éclatante beauté virginale souriait. Cette vision sublime lui alla directement au cœur et lui fit oublier toute retenue.
Sans réfléchir, il proposa son aide à l’inconnue dont le rire, en réponse, le cloua sur place. Les harpes célestes n’avaient de son plus séraphique ! Il osa, néanmoins, se présenter et demander le nom de la nymphe.
- Rose, répondit-elle simplement.
Rose ! Se pourrait-il qu’elle soit ce que le roi cherchait ? À cette pensée son cœur se serra et son sourire disparut. Il se força malgré tout à présenter la requête de son seigneur. La belle le considéra sans qu’un mot ne franchisse ses lèvres carmin. Son front plissé et sa peau d’opale la faisaient ressembler à ces statues de vestales grecques qu’il avait tant admirées au château pour leurs formes et beauté. Jamais, au grand jamais, il n’eut pensé en voir une en vrai et en chair !
Après quelques minutes de silence, d’une grâce princière, l’admirable dame se leva…
- Vous avez pris une décision ?
- Ramenez-moi au château, mon mariage aura lieu demain
- Avez-vous choisi votre époux ?
- C’est vous !
À ces mots, le vent tomba, le blizzard se calma, le soleil se mit à luire. Un chemin en pente douce, parsemé de fleurs se dévoila. Les deux jeunes, main dans la main, regagnèrent le royaume et plus personne n’en entendit parler. Une rumeur persistante dit qu’on les entend encore rire et s’aimer lorsqu’on écoute, au fond d’un bois, murmurer l’onde claire.
LILASYS
Il était une fois !
Dans un lointain faubourg, à la limite du royaume et des immenses étendues froides, vint un jour, en grandes pompes, un crieur public. Aussitôt la rumeur d’une possible guerre se propagea. Le peuple, déjà éprouvé par la récente famine renâclait d’avance à l’imminent appel aux armes.
Au son du tambour et des trompettes, tout le bourg fut réuni pour entendre le discours de l’envoyé du roi :
- Oyez, oyez ! Par ordre du roi, il est demandé à tous ses sujets de se consacrer à ce qui sera la plus grande quête du règne. Sa majesté désire convoler en juste noces. Pour cela il a besoin de qu’on appelle la rose des neiges, merveille du pays inconnu du nord. Quiconque parviendra à la trouver sera couvert d’or et de privilèges.
Poussés par l’appât du gain, tous les hommes s’équipèrent pour l’expédition faisant mille promesses à leurs épouses sur ce qu’ils feraient au retour d’autant de richesses.
Ils partirent tous, les fermiers, les bûcherons, les chasseurs, les artisans, les notables. Tous, du plus riche au plus pauvre, tous certains d’être celui qui rapporterait au roi le trésor convoité. Ils ne s’arrêtent qu’un instant, aux limites du monde connu saisis de l’appréhension qu’offrait ce paysage mystérieux mais l’attrait de l’or fut plus fort que la peur qu’il inspira.
Trouver une chose aussi singulière dans cette immensité inexplorée les décida à se partager la tâche selon leurs compétences. Les mendiants, eux, se partagèrent dans les différents groupes selon leurs affinités.
C’est ainsi que les fermiers partirent explorer la plaine. Une grandiose étendue moutonnante de neige où apparaissait parfois, tel un bateau échoué, un bouquet d’arbres décharnés dont les branches cristallisées mugissaient sous le vent glacial. Le gris du ciel se mêlant au blanc du sol, tout repère vint à manquer et ce n’est qu’en rencontrant leurs propres empreintes qu’ils comprirent s’être perdus. Ils se divisèrent encore et chaque groupe prit une direction différente. Le premier, à l’Est, rencontra bientôt une rivière calme qui serpentait entre ses berges cristallines et la suivirent jusqu’à l’épuisement. Le second, vers le Nord, fut pris dans une tempête de neige. Le troisième, à l’Ouest, fut la proie des loups. On ne sut jamais ce qu’il advint du dernier. Des rumeurs parlent d’un aveuglement causé par la réverbération de la lumière qui les aurait fait errer jusqu’à ce qu’ils s’écroulent mourant de faim et de froid.
Les bûcherons s’attaquèrent tout naturellement à la forêt. Leur connaissance des essences lignées les désignant comme les plus aptes à explorer cette zone. Mais connaître les arbres n’est pas suffisant pour vaincre la sylve et dans ce labyrinthe de colosses centenaires, leur imprudence leur fut fatale. Ce furent d’abord les chutes de neige et ses pieux de glace qui refroidirent les ardeurs des premières exhortations. Puis vinrent les loups et les ours qui, les obligeant à courir trouver refuge, les décimèrent, dispersèrent et leur firent perdre tout repère quant à leur position. Le froid, la faim, la peur finirent par les achever dans cette cathédrale naturelle aux voûtes de glace.
Les chasseurs prirent le bois sûrs que leurs aptitudes ne pouvaient les priver de nourriture. C’était sans compter avec l’immaculé des lieux qui les désignait comme un danger pour la faune locale. C’est ainsi que cerfs, biches, lapins et autres proies déguerpissaient et s’évanouissaient à leur approche. L’entêtement à suivre les traces que laissait le gibier ne fit que les éloigner de leur but initial et précipiter leur perte lorsqu’à bout de force ils réalisèrent la mesure de leur situation. Les animaux les avaient fait tourner en rond ! C’est ainsi que nombreux furent ceux qui se prirent à leurs propres pièges en voulant revenir. D’autres périrent pour une baie ou un quignon de pain. Les survivants, pris de folie des neiges, tombèrent comme fruits mûrs dans cette dentelle indistincte de blancheur infinie.
Les notables s’attribuèrent les collines. Leurs étendues vallonnées, légèrement enneigées, convenant mieux à leurs manques d’effort. Mais, pour aussi douce que se présentait la mission, elle n’en était pas, pour autant, moins grandiose. De ci, de là seuls quelques rares chênes millénaires servaient de repère et les serviteurs avaient beau fouiller haies et fourrés, nul signe du joyau recherché. S’enfonçant toujours plus loin, chacun plus sûr que les autres de suivre la bonne piste, ils se retrouvèrent bientôt seuls et perdus dans cet émerveillement immaculé. Les valets, pressentant le désastre, désertèrent et tentèrent seuls leur chance face à cette beauté hostile. Leurs corps furent autant de jalons de leur quête perdue. Privés de leur domesticité, la noblesse s’éteignit doucement, dignement, silencieusement.
Restait la montagne. Armés de leurs outils, ignares du sort des autres corporations, les artisans se mirent à l’ouvrage. Conjuguant leurs efforts, leur savoir et l’aide des mendiants, ils s’attaquèrent au colosse. Contrairement aux autres groupes, leur expérience des entreprises ratées les rendait plus circonspects et ils entreprirent l’exploration avec prudence et réflexion. Chacun y mit du sien ! Même Victor le troubadour qui, ne sachant rien faire d’autre, accompagnait le groupe de sa musique. Le franchissement relativement facile de la moraine les conforta dans leurs espérances. Pics, pieux et cordes vinrent à bout des premières défenses du glacier. Crochets et piolets s’attaquèrent aux pentes et des cordages suivirent pour franchir les séracs et les bédières. Un pont fut jeté sur le moulin et, le soir venant, ils décidèrent le bivouac à l’abri d’un escarpement. La vue était époustouflante ! Les rayons de soleil rebondissaient de pic en arête donnant au panorama l’aspect d’un kaléidoscope naturel. Ici la neige se colorait de rouge. Là, la glace virait au bleu. Plus loin un pic se dorait alors que, plus loin encore, une arête s’irisait. Le spectacle était empreint d’une telle majesté que nombreux furent ceux qui sautèrent le repas s’endormant les yeux pleins de merveilleux espoirs.
La nuit ne fut pas des plus paisibles ! Les températures tombèrent et les feux eurent du mal à contrecarrer cette chute d’autant qu’un blizzard tenace et constant en rendait l’entretien malhabile. L’attaque inopinée d’un loup, égaré sur ces hauteurs, causa, plus par surprise que par réelle menace, la mort par glissade et culbute d’une partie du groupe. La mésaventure servit d’avertissement et l’on décida de placer de lors des vigiles, le soir. Le lendemain, tout en continuant à explorer chaque recoin, ils s’attaquèrent au versant. Encordés, avec pics, piolets, crochets et pieux, ils franchirent le premier grand obstacle. Cette victoire relative brisa leur cohésion et le groupe se disloqua. Dés lors ce ne fut que suite de chutes, de glissades et décrochements.
Victor, que ses aptitudes rendaient inutile, fut livré, sans remords, à lui-même. Seul, plus mû par l’instinct de survie que par réel souci de gloire, il se mit à suivre un vague sentier accroché à la paroi.
Le pont du moulin ayant été détruit pour en récupérer le bois, cela l’obligea à chercher une autre voie. Il manqua plusieurs fois de se rompre le cou et dut sa survie plus à la chance qu’à son savoir faire. Une énième chute le fit atterrir dans une petite grotte sous un enrochement. La tempête et les fortes rafales de temps empêchant toute avance ou repli, il confia son abattement à son harmonica. C’est ainsi que, mêlée au rugissement des éléments, s’éleva une triste plainte mélodieuse.
Du fond de la caverne, qu’il n’avait osé explorer de crainte de quelque fauve, une lumière diaphane se mit à luire et à s’intensifier. La prime peur le fit reculer jusqu’au bord du précipice. La curiosité et l’apparente absence de danger le firent revenir vers cette source mystérieuse. Il eut, là, la surprise de sa vie ! Dans un parterre de roses blanches et rouges, dans une robe vaporeuse d’organdi et fine dentelles, une éclatante beauté virginale souriait. Cette vision sublime lui alla directement au cœur et lui fit oublier toute retenue.
Sans réfléchir, il proposa son aide à l’inconnue dont le rire, en réponse, le cloua sur place. Les harpes célestes n’avaient de son plus séraphique ! Il osa, néanmoins, se présenter et demander le nom de la nymphe.
- Rose, répondit-elle simplement.
Rose ! Se pourrait-il qu’elle soit ce que le roi cherchait ? À cette pensée son cœur se serra et son sourire disparut. Il se força malgré tout à présenter la requête de son seigneur. La belle le considéra sans qu’un mot ne franchisse ses lèvres carmin. Son front plissé et sa peau d’opale la faisaient ressembler à ces statues de vestales grecques qu’il avait tant admirées au château pour leurs formes et beauté. Jamais, au grand jamais, il n’eut pensé en voir une en vrai et en chair !
Après quelques minutes de silence, d’une grâce princière, l’admirable dame se leva…
- Vous avez pris une décision ?
- Ramenez-moi au château, mon mariage aura lieu demain
- Avez-vous choisi votre époux ?
- C’est vous !
À ces mots, le vent tomba, le blizzard se calma, le soleil se mit à luire. Un chemin en pente douce, parsemé de fleurs se dévoila. Les deux jeunes, main dans la main, regagnèrent le royaume et plus personne n’en entendit parler. Une rumeur persistante dit qu’on les entend encore rire et s’aimer lorsqu’on écoute, au fond d’un bois, murmurer l’onde claire.
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