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La prostituée ou la péripatéticienne

diaknostik

Nouveau poète
La prostituée, contre toute attente ;
Elle est trop féminine ;
De bon niveau, mariée et servie en des lieux qu’on ne soupçonne pas !
Elle se paie le service de ces étalons singuliers ;
Délicats, ce secret du plus vieux métier du monde ;
On parle d’elle, dédaigne, on la condamne ;
Elle se pointe toujours à la tombée de la nuit ;
L’on court les ruelles, les salons à la recherche, parfois effrénée de leurs faveurs ;
Étonnant paradoxe un soir dans la pénombre, loin du regard des lampadaires qui brillent d’un rouge faible. Les gens accourent, dans des sens raisonnables ;
Les yeux fouillent l’obscurité, On finit par détecter les sulfureux décibels ;
Une forme contre le mur, ou deux formes qui n’en font plus qu’une ;
Un corps à corps épique ; dans les nuits, dans tous les sens ;
Les prêtresses de plaisir confessent leur libido ;
Voitures qui s’arrêtent, vitres qui se baissent subrepticement ;
Femmes insoupçonnées débordantes de délicatesse pour les jeunes males ;
Pour s’attraper un client, sifflet pour héler, fourchette de prix discutée à voix chuchotantes ; Cartons étalés à même le sol qui fondent sur le poids de leurs occupants ; Sommiers de chambres qui craquent sous les va et vient, La nuit brille de tous les oiseaux ;
La prostituée emprunte des passages et même une vie plutôt inhabituelle ;
Et autres trucs qu’on ne peut et qu’on ne veut imaginer ;
La péripatéticienne, elle a du sexe sur la planche et de l’acier sur le corps ;
Elle accepte avec leurs entre-jambes accueillants quelques cartons collés au sol ;
Même le goudron dur, parfois une nappe posée sur les herbes fraiches …
 
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