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La petite fille de l'armoire

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion lilasys
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lilasys

Maître Poète
La petite fille de l'armoire !!

La fillette a perdu pour toujours son doux chant
Les volets de ses yeux l’ont plongée dans l’ombre
L’angelot vit guidé par tout ce qui s'entend
Son esprit, seul, comprend quand le langage encombre

Peur d'orage où la pluie éreinte la fenêtre
Quand murmure le vent sifflant des mots macabres
Cachée en cette armoire en grosses planches d'hêtre
Poupée et oreiller protègent des palabres

Le grand froid engourdit ses petits petons nus
Les mains, comme un bouchon posé sur ses oreilles
Criant de cette absence et ses néants absolus
Par ses chairs oubliée en ses longs temps de veilles

Au matin , elle est là, n’ayant ni jour, ni nuit
Car tout ce qu’elle voit a la même couleur
Une palette où seul le noir est son habit
Le silence est ami , il est son protecteur ...


LILASYS
 
Bon à,tu me fais pleurer...c'est pas bien !
Je ne suis pas aveugle ,à cete tristesse infinie
Bisous ;dame du Lac
 
terreurs nocturnes d'une petite fille oubliée...magnifiquement poignant
 
La protection du noir mais aussi une peur irrépressible qui ne la quittera jamais tout à fait. J'ai beaucoup apprécié la façon dont
c'est relaté
Bsx amicaux
 
Très poignant ce poème, qui donne envie de prendre cette petite fille dans ses bras pour lui faire oublier sa peur...amitiés
 
me faire pleurer de bon matin, c'est pas cool. je n'ai qu'une envie prendre cette petite fille apeurée et la prendre dans mes bras pour la consoler. très beau poème...bsx
 
Le grand garçon qui veut voir !

Ce fils a égaré pour ce jour, les travaux de son champs,
De voler dans les cieux, il y avait songé sans encombre,
Ce chérubin survit, téléguidé, c’est tout ce qu’il prétend,
Sa pensée délirante n’apprend que de ces gages en nombre.

Labeur d'otage où s’appuie la teinte pour paraître,
Quand tu susurres, souvent, armant tes maux de marbre,
Découvert pour revoir les petits sourires de ton être,
Les idées mal conseillées déblayent, mais te délabrent.

Les petites chaleurs embellissent ces rejetons parvenus,
Demain, comme un bouffon, préposé à tes orteils,
Décriant par sa présence tous les géants inconnus,
Par ses pairs, rappelée en de courts instants de merveille.

Quand au soir, il est là, découvrant ses atours, il s’ennuie,
Car ce qu’il entrevoit n’est qu’une immense douleur,
D’une starlette sur un seuil de vermeil pour son bel acabit,
La science d’un ami se voudrait être projecteur...

Luron1er
 
Dernière édition:
Un texte poignant...sur les affres de la solitude et de l'absence...Tout sauf ce que à quoi devrait prétendre en enfant pour "grandir épanoui"...
Amitiés
 
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