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La pastorale : au loup !

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Galatae
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Galatae

Poète libéré
Tout en finesse dans les alpages beuglait à perdre haleine,
Rouge et haletante la tendre et jeune Hélène.
La lavandière crue, belle ingénue
A l’histoire du berger à qui elle avait plu
.

« Dé diou !S’tu veux d’l’aventure ma belle
Viendais vouère avec moué tout en haut
Là où mes chèvrreux bèlent
Où je fais pètre mon troupeau.
Le souère à la nouit tombée
Y a le loup qui pointe le bout d'son nez ! »

Mut par le frisson et la peur du danger
C’est toute excitée qu'il la vit acquiescer.

Le soir venu donc, elle courut toute ému
Rejoindre le « héros » tout de laine vêtu.
Le temps passe et rien n’apparait
Ni loup, ni chien, ni chèvre, l’endroit est déserté.

« Dis moué Jeannot, y a point d’loup dans cet endroué »
« C’est surement qu’il fait un peu trop froué !
J’ai une idée, il nous faut le héler !
C’est pour ça qu’on doit fermement l’appeler »

« Loup t’es là mon ‘ti père ? Viens y voir l’Hélène !
Je ne suis point à manger, te fais point cette peine ! »

« bah tu t’y prends mal ma vilaine !
Lève ta robe au moins jusqu’à l’aine
Qu’il sorte de sa cachette tout énervé
Et vienne jusqu’ici pour te renifler »

La buandière s’exécuta incrédule et leva son jupon
Montrant de ce fait son jardin à tout le vallon.
« Louuuuuup, louuuuuup ! Viens vouère, viendé loà ! »
« Tu t’y prends mal c’est point comme ça »

Jeannot fit de même en baissant son pantalon
Et eu de l’ardeur jusqu’au bout du bâton.

« Milé diou l’jaennot ! v’là ‘ti pas qui y a un truc tout droué
Qui enfle et enfle en regardant vers moué ! »
« Ça ma curieuse, c’est pour qu’on se défende !
Ou alors ça aide à l’faire venir plus vite ça dépend ma grande ».
« mont’e moué comment c’truc marche
Qu’on en finisse, avant de me faire prendre par le patriarche
J’voudrai qu’on voit cette fichu bête ! ».
« t’as raison ma belle, penche donc la tête,
Met toi sur les genoux on va le faire venir plus vite »
Et c’est ainsi qu’il glissa dans ce tendre gîte.

« Je sens quèc chose le Jeannot qui rentre en moi ! »
« Oui je cache mon bâton pour qu’il ne le voit pas !
Appelles le ma vilaine ! Il devrait venir maintenant !
Et si il s’approche trop près, avec ça j’lui casserai les dents ! ».

La voilà qui d’un coup soudain se mit à hurler,
Bel et si bien que jusque dans la vallée,
On eût cru que le mangeur de chaperon
Etait vraiment venu pour de bon.

Après cet ébat à vouloir imiter l’ogre de la montagne,
L’ingénue pris la fuite, direction la campagne.

Elle revint le soir suivant et dit au drôle
« j’ai lavé, séché, rangé plat et casserole
Et j’me suis dit, de diou, c’est con d’avoir raté
Le loup, de l’avoir mal appelé ».

Ils s’essayèrent soir après soir tant et si bien
Que neuf mois plus tard, arriva un bambin.

A être trop naïve on en attire les problèmes,
Et à être obsédé, il en va de même.
On cherche le danger pour se sentir vivant,
Aveugle du péril on oublie les tourments
(Porté par l’ivresse de ces effets frissonnant)
Et toutes les précautions qu’il nous faut prendre avant.
 
Oui je sais les amis, c'est encore une fois trop long :-(
Je travaille dur pour raccourcir mes prochains récits, c'est promis !
 
D'un trait d'un seul , que j'ai lu..ton Jeannot et ta buandiére m'ont enmené là où tu voulais.
.à la morale de ta fable signé Galatae...
superbe , pas de mot ,le champion dans cte catégorie ,moué moué j'tel'dis, garchon!
bisoussssss jj
 
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