La nouvelle Ève
Les siècles passent et rien ne change,
La vie des morts qui nous dérange,
D’avoir vécus trop tôt,
Le ciel a beaucoup moins d’oiseaux,
Le temps est de moins en moins beau,
Ont-ils volés trop haut ?
Fatigué de tristesse, il faut se mouiller les yeux,
Ou se souvenir des jours heureux,
Heureux comme l’enfant qui donne la main à sa mère,
Courant gaiement derrière une image qui donne de l’air,
C’est si loin, loin de moi que le soleil brille,
Aveuglé devant ce monde qui fourmille,
Je n’y crois plus…
Le matin passe et c’est pareil,
Encore des morts qui me réveillent,
D’avoir dormi trop tôt,
Le vent qui siffle et me tourmente,
Le soleil brille, rien ne s’invente,
Ne suis-je pas né trop tôt ?
Epuisé de chagrin, il faut bien défaire le nœud,
Pour respirer encore un peu,
Chercher la lumière même là où elle n’existe pas,
Tendre la main, même si plus personne n’est là,
C’est tellement peu, même si ça me paraît beaucoup,
Etouffé par ce manque de tout,
Je n’en peux plus…
Le jour s’en va, la lune se lève,
J'ai attendu la nouvelle Ève,
Est-elle partie trop tôt ?
Les étoiles passent, jusqu’aux confins,
Je ne pars pas, j’attends sa main,
Je suis peut être sot,
Et j’ai les yeux brûlés, à force de surveiller,
Qu’elle ne passe pas derrière mon dos,
Pour échapper aux histoires que je veux partager,
Pour éviter que je fende l’eau où est son reflet,
Et c’est si beau, même si je dois mourir maintenant,
De l’avoir attendu trop longtemps,
L'aurait elle su ?
Les siècles passent et rien ne change,
La vie des morts qui nous dérange,
D’avoir vécus trop tôt,
Le ciel a beaucoup moins d’oiseaux,
Le temps est de moins en moins beau,
Ont-ils volés trop haut ?
Fatigué de tristesse, il faut se mouiller les yeux,
Ou se souvenir des jours heureux,
Heureux comme l’enfant qui donne la main à sa mère,
Courant gaiement derrière une image qui donne de l’air,
C’est si loin, loin de moi que le soleil brille,
Aveuglé devant ce monde qui fourmille,
Je n’y crois plus…
Le matin passe et c’est pareil,
Encore des morts qui me réveillent,
D’avoir dormi trop tôt,
Le vent qui siffle et me tourmente,
Le soleil brille, rien ne s’invente,
Ne suis-je pas né trop tôt ?
Epuisé de chagrin, il faut bien défaire le nœud,
Pour respirer encore un peu,
Chercher la lumière même là où elle n’existe pas,
Tendre la main, même si plus personne n’est là,
C’est tellement peu, même si ça me paraît beaucoup,
Etouffé par ce manque de tout,
Je n’en peux plus…
Le jour s’en va, la lune se lève,
J'ai attendu la nouvelle Ève,
Est-elle partie trop tôt ?
Les étoiles passent, jusqu’aux confins,
Je ne pars pas, j’attends sa main,
Je suis peut être sot,
Et j’ai les yeux brûlés, à force de surveiller,
Qu’elle ne passe pas derrière mon dos,
Pour échapper aux histoires que je veux partager,
Pour éviter que je fende l’eau où est son reflet,
Et c’est si beau, même si je dois mourir maintenant,
De l’avoir attendu trop longtemps,
L'aurait elle su ?