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La nature a rugit

modepoete

Maître Poète
Là sur une plage dormant dans sa solitude
Un palmier en sa dentelle de dimanche
Faisait le guet, où est le vent qui me déhanche
Trop calme ce jour pour que tout soit plénitude

Sous le sable, couvert du baiser des vaguelettes

Le coquillage disait à la mer
Il ne faudrait pas que ce demain soit notre amer
Nous sommes si bien ici, pas besoin d’amulette

La mer cette reine de la terre en sa houle psalmodiait
Vers les profondeurs des suppliques à Jupiter
Pour qu’il lui prodigue à foison la maîtrise de ses nerfs
Car elle sait que sa violence peut être celle des damnés

Il fut un temps où l’apocalypse fut une tentation
Pour la nature qui voulut dans sa rage dévaster
La noblesse de ses paysages au fond de sa contrariété
Ils l’empoisonnaient de leurs fumées de malédiction

Elle prévint tous ses sujets de ces caresses mal à propos
Là dans son lit on voulait violer le velours de sa croûte
Elle avait prévenu ceux que l’or de l’égoïsme déroute
Vers le profit, nonobstant une solidarité par défaut

De vent jamais on ne vit venir gêner chacun
Mais la nature est une cachottière, elle use
De son pouvoir pour faire comprendre sa ruse
A cette espèce se disant supérieure, Oh chagrin

Et elle pleure, pleure ses larmes, sur un transport
Se laissant porter du fond des gouffres de sa douleur
Et le pauvre, ce palmier empreint de niaiserie se meurt
Il voudrait se raccrocher au coquillage dans son port

Mais la nature a rugit de son héréditaire démence
Ne laissant le soin à personne de ravager son monde
Et son tsunami fit perdre raison à ces immondes
Qui avaient omis de protéger leurs pairs sans méfiance

La nature à cela de prodigieux : elle sait se refaire
Devant l’effroyable elle se reconstruit plus belle
Mais vous les humains, avides comme Pantagruel
D’un appétit de goinfre, jamais contenté par cet air




Votre peur de dépenser votre trésor vous outrage
Vos corps ne seront plus à reconstruire demain
Quand votre stupidité et votre rapacité de malsain.
Ne vous laisseront plus vous demander, mortels humains
A quoi vous servira votre or au fond de votre échouage

La nature est maligne, elle vous fait un pied de nez
Cet innocent palmier tordu certes, mais dans sa beauté
A regagné le rivage de sa mer de la tranquillité
Il vit comme hier, avec sir coquillage qu’il a protégé
Et bien qu’il fût fauché, il a œuvré dans la solidarité.

Car sa sagesse l’a cultivé pour apprendre dans sa pratique
Que la charité doit intervenir avant même l’offense de la mort
Que la charité ne doit pas être source de tapage du remord
Que la charité ne peut être publicité d’une richesse qui endort
L’incrédule que la pauvreté indemnise, d’un esprit amnésique

☼ƑƇ
 
MAGNIFIQUE!!!
rien ne dure dans cette vie que la bonne action,mais il faut avoir du coeur pour en donner un peu soit il,la nature sait etre belle,mais ravage aussi tout comme l humain.
un ecrit à mon gout!
bisou de nayla
 
Merci chère amie
de votre lecture
et de votre sympathique commentaire

amitié poétique

modepoete
 
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