J’étais confortablement installé à table quand apparut une mouche . Noire ,coutumière ,bien ordinaire . Voilà qu’elle s’installe ,qu’elle va de canette en repas : Madame ne se gêne pas . Je veux bien moi , mais tous ces miasmes ! Voilà que je la chasse d’un revers de main, mais rapidement elle revient . C’est un manège incessant : moi la chassant , elle volant et ...revenant ;une vraie «pique-assiette» ! Il me reste la tapette . Aussi le célèbre produit toxique : mais la table est garnie de nourritures, et je devrai tout perdre à cause de cette pourriture ! Voilà qu’elle se pose près de moi , et Madame va même jusqu’à se pourlécher les pattes ! Je tends ma main et je la frappe ; mais....raté ;elle n’en revient que de plus belle, poursuivant son manège : goûter à ma nourriture ! Ah , la belle aventure : Madame la mouche s’amuse à persécuter l’humble poète : tombent sur elle les pires foudres de l’Aède ! Ni une ni deux : je frappe ; et je l’atteins : «aux grand maux ,les grands remèdes» ! Mais tout son corps se répandit alentour , couvrant de miasmes mes nourritures . Moralité : «contre un petit ,même minuscule , contre la plus insignifiante des créatures , il peut arriver qu’on recule !» . P.S. : en mémoire de la meilleure femme au monde : ma défunte mère .