Phaedra
Maître Poète
J’irai sur le coteau qui s’élève là-bas
Sans déranger l’abeille et la vibrante flore
Sereinement revoir les longs champs que colore
Le colza éclatant en un vaste combat.
Puis l’œil à l’horizon où l’Occident s’ébat
J’oserai contempler tout un linceul éclore
D’une pourpre infinie sur un ciel bicolore ;
L’ai fraîchira, et seul je songerai tout bas
Ô Soleil, à la mort qui te fait plus superbe
Quand aux innombrables crépuscules, en gerbe
Honore l’éventail de tes derniers instants,
Et moi souvent j’envie ta noble renaissance,
Puisque je mourrai sans revivre d’autres temps
Car mon tombeau sera qu’un immense silence.
texte protégé
Logan
Sans déranger l’abeille et la vibrante flore
Sereinement revoir les longs champs que colore
Le colza éclatant en un vaste combat.
Puis l’œil à l’horizon où l’Occident s’ébat
J’oserai contempler tout un linceul éclore
D’une pourpre infinie sur un ciel bicolore ;
L’ai fraîchira, et seul je songerai tout bas
Ô Soleil, à la mort qui te fait plus superbe
Quand aux innombrables crépuscules, en gerbe
Honore l’éventail de tes derniers instants,
Et moi souvent j’envie ta noble renaissance,
Puisque je mourrai sans revivre d’autres temps
Car mon tombeau sera qu’un immense silence.
texte protégé
Logan