• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

.......... La mort d’un être cher .............

adamovitch

Nouveau poète
Les corbeaux ricanaient dans le paysage
Comme pour annoncer un mauvais présage,
Et le soleil à l’horizon, semblait lâche.
Nous roulions, sans phrase, sans relâche,
Dans l’inquiétude vers l’hôpital,
Lorsqu’approchait l’instant fatal,
Nous l’avons vue se débattre
Comme pour résister à un désastre.
Nous l’avons regardé, criant, gémissant,
Tout en se savant impuissant.
Ni le courage, ni la bravoure ne nous motivâmes,
Seul le désespoir hantait nos âmes,
Car aucuns de nous n‘avaient connu la médecine,
La voiture roulait de manière anodine,
Cependant les feux tricolores, sans cesse grillés,
Montraient l’urgence à laquelle nous étions affilées.
A certains passages l’on recevait des regards comme escorte,
L’un de nous intima au chauffeur la manière forte,
En regardant la malade comme une photo
A laquelle il tenait cher ! Bientôt !
Nous qui étions remplis de désespoir,
Aperçûmes la porte d’entrée de l’espoir,
Deux grands médecins et deux infirmières
Nous y attendaient de façon fière,
La voiture pris frein et nous descendîmes
Avec des supplices comme dîmes,
Aussitôt la malade en résurgence
Fut transférer dans la salle d’urgence.
De nous cinq, je fis béatifier
Pour assister à la scène et les autres furent défiés
Par des excuses pour attendre dans la salle d’attente.
Et c’est avec la mémoire haletante
Que je suivis le cortège empressé
Comme des nantis allant à l’hyménée,
En jetant un dernier regard
Vers mes compagnons restés sous le hangar
Qui comme des serpents se plaignaient en silence
Pendant que l’inquiétude mettait mon cœur entrance.
A deux pas de moi, se trouvait la chambre du destin
La chambre du sort où nous nous trouvâmes en fin !
La malade sous mes yeux était couchée là !
Semblant être plus proche de l’au de là
Que de nous ! Elle semblait s’être résignée comme la victime
Ou la proie pour qui le prédateur n’avait plus d’estime,
Accepter son sort qu’importe le résultat,
Comme le boxeur jette l’éponge lors du combat.
Les médecins étaient là ! Tous à pieux d’œuvre !
Mais, elle semblait leur dire d’arrêter toutes leurs manœuvres,
Car la mort, nous avait tous devancés !
Oui ! La mort l’avait prisé
Comme le toxicomane prise son présent
Qu’il savoure tant !
Son regard pointé vers le ciel et en prière
Faisait couler des rivières en crues de mes paupières
Alors je retirerai mes froides et tremblantes mains
De mes poches et les glisser sans frein
Sur ces yeux ouverts jusqu’à ce qu’ils se ferment pour toujours,
Aussitôt me traversa l’esprit nos bons jours.
J’ai reposé mon visage dans mes paumes
Et du me frotter les larmes comme baumes
Avant d’annoncer à mes amis cette tristesse,
De peur qu’ils ne la lisent sur mon visage par faiblesse.
Mais j’avoue qu’à leur vue, je n’ai pu dire un mot
Avant que ne me remontent à la gorge les sanglots,
Et du donc prendre congé d’eux,
Pour digérer seul, cet instant douloureux.
Hélas ! Me dis je, si malgré notre science,
Nos créations et notre conscience,
La mort fait d’une bouchée
L’un de nos semblables sous nos regards fâchés
Et impuissant ! Alors l’orgueil humain contre Dieu
N’a de place sous ces cieux !
 
A tous ceux qui ont perdu un proche, un ami, une connaissance ou tout autre sous leurs regards impuissant!
 
C'est vraiment beau ce poême... <3 Je suis toucher <3
 
Retour
Haut