fil2fer
Poète libéré
La moitié d'un vivant.
(A certains p'tits vieux qui finissent seuls dans leur coin).
C’est un triste vieillard à la pauvre apparence,
Un vieux loup sans croc qui pétarade du cœur,
C’est un papy pour rien, privé de descendance,
Les enfants rient de lui car il ne fait pas peur.
C’est un fantôme aussi, pourtant sans transparence,
Aucun de ses voisins ne lit à travers lui,
Il est inexistant, mais est à l’évidence,
Le dernier des piliers sur qui prendre un appui.
Qu’il serait bon pourtant, de bien mieux le connaitre,
D’écouter son histoire et les refrains d'antan,
S’émerveiller devant, les raisons qui font naître
Des hommes comme lui. Car il a eu vingt ans !
C’est un homme d’honneur, empreint de modestie,
Quand il fait ce qu’il dit, quand il tait ce qu’il fait,
Il a su accorder, toutes les amnisties,
Il a tout pardonné, coté et paraphé.
C’est un juste et un sage, Il tue dans son silence
La gloire de sa vie, le miracle accompli.
Il fait la place au jeune et à son insouciance,
Les vieux n’ont-ils pas fait tout pareil avec lui ?
Alors pour la coutume ou pour le bon usage,
Ou bien tout simplement que se taire est le mieux,
L’histoire de sa vie est un livre sans page,
Car il a bien compris ce que c’est qu’être vieux.
C’est être un survivant d’une époque lointaine,
Où il va flâner, seul, de plus en plus souvent.
C’est donc cela survivre aux personnes qu’on aime,
Ses amours rien qu'aux morts, mais plus pour les enfants ?
Il garde au fond de lui, toutes ses confidences,
Pour qui, très cher journal, raconter un destin ?
Mais il a le cœur gros, d’être une inexistence,
Qui se résigne à n’être qu’un papy pour rien.
Fil2fer, le 26/07/2011.
(A certains p'tits vieux qui finissent seuls dans leur coin).
C’est un triste vieillard à la pauvre apparence,
Un vieux loup sans croc qui pétarade du cœur,
C’est un papy pour rien, privé de descendance,
Les enfants rient de lui car il ne fait pas peur.
C’est un fantôme aussi, pourtant sans transparence,
Aucun de ses voisins ne lit à travers lui,
Il est inexistant, mais est à l’évidence,
Le dernier des piliers sur qui prendre un appui.
Qu’il serait bon pourtant, de bien mieux le connaitre,
D’écouter son histoire et les refrains d'antan,
S’émerveiller devant, les raisons qui font naître
Des hommes comme lui. Car il a eu vingt ans !
C’est un homme d’honneur, empreint de modestie,
Quand il fait ce qu’il dit, quand il tait ce qu’il fait,
Il a su accorder, toutes les amnisties,
Il a tout pardonné, coté et paraphé.
C’est un juste et un sage, Il tue dans son silence
La gloire de sa vie, le miracle accompli.
Il fait la place au jeune et à son insouciance,
Les vieux n’ont-ils pas fait tout pareil avec lui ?
Alors pour la coutume ou pour le bon usage,
Ou bien tout simplement que se taire est le mieux,
L’histoire de sa vie est un livre sans page,
Car il a bien compris ce que c’est qu’être vieux.
C’est être un survivant d’une époque lointaine,
Où il va flâner, seul, de plus en plus souvent.
C’est donc cela survivre aux personnes qu’on aime,
Ses amours rien qu'aux morts, mais plus pour les enfants ?
Il garde au fond de lui, toutes ses confidences,
Pour qui, très cher journal, raconter un destin ?
Mais il a le cœur gros, d’être une inexistence,
Qui se résigne à n’être qu’un papy pour rien.
Fil2fer, le 26/07/2011.