LLUMIERELIVEXXL
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LA MAISON NOIRE

Se profilant au versant nord d’une colline
La maison noire se dresse en l’obscurité
Se berçant dans une frondaison figuline
Dont les ténèbres n’absorbent d’alacrité,
Intriguée par cette bâtisse ténébreuse
Dois-je vous confier mes clandestines intrusions
Effectuées dans une confusion scabreuse
Ignorant de cette épopée les contusions,
Lors de ma première approche en cet édifice
J’ai du gravir des regs abrupts et périlleux
En déniant tout pressentiment de maléfice
Me préservant des escarpements rocailleux,
Arrivée enfin au seuil de cette bastide
J’ai franchi le porche d’ Erèbe avec effroi
Me débarrassant des sillages d’agrostide
Agriffés dans ma vêture comme l’orfroi,
Accueillie dans un silence béatifique
Au sein d’un environnement fuligineux
J’ai su que ce néant me serait prolifique
Que les abscons se révéleraient lumineux,
M’insinuant en les labyrinthes des salles
Sous obscurcissement d’extrême intensité
Tâtonnant dans cette noirceur impérissable
Je me suis acheminée en sinuosité,
Heurtant une armature lourde et imposante
J’ai compris qu’il s’agissait d’un lit somptueux
Sa drapure en soyance m’était séduisante
Je n’ai pu refuser cet appel voluptueux,
Puis émergeant de cette semi somnolence
Ne ressentant nulle appétence des mortels
J’ai prôné mon incartade en toute indolence
Tels s’affichent les touristes dans les castels,
J’ai aussi découvert une obscure aphonie
En l’égarement de toutes mes perceptions
Me sentant éthérée comme une symphonie
N’appréhendant de déplaisirs ni déceptions,
Depuis lors j’entre souvent dans la maison noire
Afin de quérir l’adornée d’apaisement
Sans les intrigues de pentacle ou de grimoire
Dont l’influence dérive sournoisement,
A chacune de ces odyssées illicites
J’ai remarqué la linéarité des lieux
Ni de souffles glaçants ni touffeurs anthracites
Comme si l’entourage en était oublieux,
Aucune présence de souillure ou de vie
Un isolement salvateur et bienfaisant
Où mon corps a semblé entrer en exuvie
Préservant mon esprit à un calme apaisant,
Si la mort est telle, elle ne parait effrayante et je m’installerais volontiers dans la maison noire…

Se profilant au versant nord d’une colline
La maison noire se dresse en l’obscurité
Se berçant dans une frondaison figuline
Dont les ténèbres n’absorbent d’alacrité,
Intriguée par cette bâtisse ténébreuse
Dois-je vous confier mes clandestines intrusions
Effectuées dans une confusion scabreuse
Ignorant de cette épopée les contusions,
Lors de ma première approche en cet édifice
J’ai du gravir des regs abrupts et périlleux
En déniant tout pressentiment de maléfice
Me préservant des escarpements rocailleux,
Arrivée enfin au seuil de cette bastide
J’ai franchi le porche d’ Erèbe avec effroi
Me débarrassant des sillages d’agrostide
Agriffés dans ma vêture comme l’orfroi,
Accueillie dans un silence béatifique
Au sein d’un environnement fuligineux
J’ai su que ce néant me serait prolifique
Que les abscons se révéleraient lumineux,
M’insinuant en les labyrinthes des salles
Sous obscurcissement d’extrême intensité
Tâtonnant dans cette noirceur impérissable
Je me suis acheminée en sinuosité,
Heurtant une armature lourde et imposante
J’ai compris qu’il s’agissait d’un lit somptueux
Sa drapure en soyance m’était séduisante
Je n’ai pu refuser cet appel voluptueux,
Puis émergeant de cette semi somnolence
Ne ressentant nulle appétence des mortels
J’ai prôné mon incartade en toute indolence
Tels s’affichent les touristes dans les castels,
J’ai aussi découvert une obscure aphonie
En l’égarement de toutes mes perceptions
Me sentant éthérée comme une symphonie
N’appréhendant de déplaisirs ni déceptions,
Depuis lors j’entre souvent dans la maison noire
Afin de quérir l’adornée d’apaisement
Sans les intrigues de pentacle ou de grimoire
Dont l’influence dérive sournoisement,
A chacune de ces odyssées illicites
J’ai remarqué la linéarité des lieux
Ni de souffles glaçants ni touffeurs anthracites
Comme si l’entourage en était oublieux,
Aucune présence de souillure ou de vie
Un isolement salvateur et bienfaisant
Où mon corps a semblé entrer en exuvie
Préservant mon esprit à un calme apaisant,
Si la mort est telle, elle ne parait effrayante et je m’installerais volontiers dans la maison noire…