gelule
Nouveau poète
La maison du silence
La maison du silence a ses murs endeuillés
Le temps du désespoir aux minutes éternelles
Eclate d’innocence dans ce décor charnel
La charpente infinie étouffe les parquets
Si les jours enfermés
Ne sont jamais pareils
Il y a isolée
La maison du sommeil
En passant un dimanche près de cette demeure
Surtout ne cherchez pas d’aller la visiter
Vous resteriez happés par l’horloge qui meurt
Emprisonnant les vieux enfants d’éternité
Si les nuits tu rêvasses
Plein d’idées noires et sales
Ne perds jamais la face
Ne plies pas sous la dalle
Bien sûr il adviendra qu’un soir tu te reposes
Dans une chambre vide et ses draps de viscose
Hanté de solitude et souvenirs d’antan
La maison du silence reprendra tes tourments
Les murs ont des oreilles
Sourdes du bruit des gens
Mais ils n’ont de pareil
Pour parler des absents
En achetant cette ancienne et solide bâtisse
Le ressentir viendra d’une présence étrange
De ces générations qui vécurent en ange
Ici à tout jamais dans cet endroit factice…