Une jeune lycéenne brillante poète de Créa, à qui un jour dans un de mes commentaires je flattais les talents, en lui disant :
" ton prof de français doit être fier de toi !".
M’a répondu :
« Tu sais Maurice le français au lycée n’a plus d’âme, elle n’est même pas au courant que j’écris des poèmes et je me garderai bien de lui en faire part !.»
Qu’aurait penser Arthur Rimbaud face à une telle réponse, lui qui attendait la fin des cours pour présenter ses dernières créations à son professeur de rhétorique Georges Izambard ?.
Et pourtant...une charmante inclinaison poétique se développe sur les bancs du collège vous permet de savourer la joie au sein même de l’inquiétude, car à votre âge l’illusion poétique survit encore !.
Sans tomber dans le romanesque votre fantaisie se replie sur le rêve. Une migration de tous les instants
vers le climat des poètes, s’impose à votre cœur d’enfant et vous ne refusez jamais le voyage.
L’air y est si pur, le ton si haut que les miasmes vulgaires faits par les âmes basses, n’y survivent guère.
Il est facile à un enseignant de mettre des jeunes lycéens alors, en liaison avec cette splendeur de la beauté qui s’entoure des plus hauts sommets de l’idée.
La poésie est ce monde surnaturel, où la jeunesse atteignant l’extrême pointe d’elle-même, découvre dans toute leur plénitude les tendances profondes de l’être.
Là, ils retrouvent leur image, leur idéalisme narquois et se penchant à la rêverie qui leur permet de survoler toutes les petites misères du monde et de ne pas être obsédés par l’âcre saveur d’une vie ordinaire.
Car le jour viendra, trop tôt hélas, où des occupations un peu ingrates et une certaine routine du métier, iront paralyser cette faculté supérieure et lui fermeront la porte au nez.
Inévitablement la prose envahira votre âme et une vague détresse du cœur évoquera avec mélancolie, le bonheur de vos jeunes années.
Ne vous hâtez pas de vieillir, ne vous mêlez pas à la querelle du forum, à l’heure assez périlleuse où l’on n’est plus des enfants, où l’on n’est pas encore des hommes, où souvent on se trouve en peine d'employer les beaux loisirs qui nous sont octroyés, la poésie est une sauvegarde d’autant plus sûre que sa tutelle se plie à votre naturel épris de rêve, d’émotion et de liberté.
Elle prolonge en vibrations harmonieuses vos états d’âme ordinaires et fixe vos inspirations, à un cœur sans emploi, elle peut offrir un sujet d’adoration. La sève généreuse qui bouillonne en vous au printemps de la vie ne doit pas s’égarer dans l’amertume, la critique acerbe et les passe temps misérables.
Aimez donc, ce frémissement intérieur où viennent se réfléchir et s’exalter tant de nobles rayons et toutes les mystérieuses virtualités de votre pensée et de votre cœur.
Voilà la base d’un bon enseignement littéraire qui a une âme.
Si seulement les meilleurs professeurs de lettres actuels pouvaient me lire, peut-être auraient ils la curiosité de se demander si un élève en face d’eux n’est pas un brillant poète !.
Bien entendu ce texte est dédié à cette jeune et excellente poétesse, je retrouverai son avatar, ainsi vous pourrez la lire.
Mon amitié à tous et à toutes.
MLCCACTP
" ton prof de français doit être fier de toi !".
M’a répondu :
« Tu sais Maurice le français au lycée n’a plus d’âme, elle n’est même pas au courant que j’écris des poèmes et je me garderai bien de lui en faire part !.»
Qu’aurait penser Arthur Rimbaud face à une telle réponse, lui qui attendait la fin des cours pour présenter ses dernières créations à son professeur de rhétorique Georges Izambard ?.
Et pourtant...une charmante inclinaison poétique se développe sur les bancs du collège vous permet de savourer la joie au sein même de l’inquiétude, car à votre âge l’illusion poétique survit encore !.
Sans tomber dans le romanesque votre fantaisie se replie sur le rêve. Une migration de tous les instants
vers le climat des poètes, s’impose à votre cœur d’enfant et vous ne refusez jamais le voyage.
L’air y est si pur, le ton si haut que les miasmes vulgaires faits par les âmes basses, n’y survivent guère.
Il est facile à un enseignant de mettre des jeunes lycéens alors, en liaison avec cette splendeur de la beauté qui s’entoure des plus hauts sommets de l’idée.
La poésie est ce monde surnaturel, où la jeunesse atteignant l’extrême pointe d’elle-même, découvre dans toute leur plénitude les tendances profondes de l’être.
Là, ils retrouvent leur image, leur idéalisme narquois et se penchant à la rêverie qui leur permet de survoler toutes les petites misères du monde et de ne pas être obsédés par l’âcre saveur d’une vie ordinaire.
Car le jour viendra, trop tôt hélas, où des occupations un peu ingrates et une certaine routine du métier, iront paralyser cette faculté supérieure et lui fermeront la porte au nez.
Inévitablement la prose envahira votre âme et une vague détresse du cœur évoquera avec mélancolie, le bonheur de vos jeunes années.
Ne vous hâtez pas de vieillir, ne vous mêlez pas à la querelle du forum, à l’heure assez périlleuse où l’on n’est plus des enfants, où l’on n’est pas encore des hommes, où souvent on se trouve en peine d'employer les beaux loisirs qui nous sont octroyés, la poésie est une sauvegarde d’autant plus sûre que sa tutelle se plie à votre naturel épris de rêve, d’émotion et de liberté.
Elle prolonge en vibrations harmonieuses vos états d’âme ordinaires et fixe vos inspirations, à un cœur sans emploi, elle peut offrir un sujet d’adoration. La sève généreuse qui bouillonne en vous au printemps de la vie ne doit pas s’égarer dans l’amertume, la critique acerbe et les passe temps misérables.
Aimez donc, ce frémissement intérieur où viennent se réfléchir et s’exalter tant de nobles rayons et toutes les mystérieuses virtualités de votre pensée et de votre cœur.
Voilà la base d’un bon enseignement littéraire qui a une âme.
Si seulement les meilleurs professeurs de lettres actuels pouvaient me lire, peut-être auraient ils la curiosité de se demander si un élève en face d’eux n’est pas un brillant poète !.
Bien entendu ce texte est dédié à cette jeune et excellente poétesse, je retrouverai son avatar, ainsi vous pourrez la lire.
Mon amitié à tous et à toutes.
MLCCACTP
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