Eléâzar
Maître Poète
La honte était montée en haut des fronts ridés
Des parents déprimés après que fils et fille
Décidèrent avec des élans débridés
De pourrir sans mollir l’arbre de leur famille
Le premier donc l’aîné entra chez les pompiers
La cadette endossa la tenue du gendarme
Le père dépité déchira ses papiers
Et la mère effondrée ne put sécher sa larme
Ils avaient souhaité que fussent leurs enfants
Comme eux des paysans attachés à leur terre
Et non des déguisés circulant triomphants
Dans leur auto blindée et leur hélicoptère
Avec leurs noires mains ils mangeaient du pain blanc
Alors que maintenant ils ont les mains si blanches
Qu’ils leur mettent des gants ces fameux faux-semblants
Qui ne trompent pas ceux qui retroussent leurs manches.
Des parents déprimés après que fils et fille
Décidèrent avec des élans débridés
De pourrir sans mollir l’arbre de leur famille
Le premier donc l’aîné entra chez les pompiers
La cadette endossa la tenue du gendarme
Le père dépité déchira ses papiers
Et la mère effondrée ne put sécher sa larme
Ils avaient souhaité que fussent leurs enfants
Comme eux des paysans attachés à leur terre
Et non des déguisés circulant triomphants
Dans leur auto blindée et leur hélicoptère
Avec leurs noires mains ils mangeaient du pain blanc
Alors que maintenant ils ont les mains si blanches
Qu’ils leur mettent des gants ces fameux faux-semblants
Qui ne trompent pas ceux qui retroussent leurs manches.