kziard
Poète libéré
Quand je suis arrivé à la grande ville
Avec mes sabots, mon chien et mon béret,
Je marchais dans les rues d'un pas tranquille
Au milieu de gens qui étaient tous préssés.
Et ils me regardaient d'un oeil malicieux,
Ils savaient bien qu'un jour je deviendrai comme eux.
On riait au bureau de ma façon de parler,
De la douce leunteur de mon accent de Marseille
Avec leur teint d'brouillard, ils n'parlent qu'en abrégé,
Sont toujours tristes, n'connaissent pas le soleil.
Et ils me regardaient d'un oeil malicieux,
Ils savaient bien qu'un jour je deviendrai comme eux.
Mais après dix ans de vapeurs, de fumées,
Je suis devenu comme eux, triste et blême,
Après huit heures de boulot, en fin de journée,
Je m'affale dans un fauteuil dans mon HLM.
Et ils me regardaient d'un oeil malicieux,
Ils savaient bien qu'un jour je deviendrai comme eux.
Quand je les vois, gare de Lyon, débarquer de leur campagne
Avec leurs sabots, leur chien et leur béret,
Qu'ils viennent de la provence ou de la bretagne,
Ils chantonnent dans les rue, s'en vont d'un pas leger...
Et moi je les regarde d'un oeil malicieux,
Je sais bien qu'un jour, ils deviendront comme nous.
Avec mes sabots, mon chien et mon béret,
Je marchais dans les rues d'un pas tranquille
Au milieu de gens qui étaient tous préssés.
Et ils me regardaient d'un oeil malicieux,
Ils savaient bien qu'un jour je deviendrai comme eux.
On riait au bureau de ma façon de parler,
De la douce leunteur de mon accent de Marseille
Avec leur teint d'brouillard, ils n'parlent qu'en abrégé,
Sont toujours tristes, n'connaissent pas le soleil.
Et ils me regardaient d'un oeil malicieux,
Ils savaient bien qu'un jour je deviendrai comme eux.
Mais après dix ans de vapeurs, de fumées,
Je suis devenu comme eux, triste et blême,
Après huit heures de boulot, en fin de journée,
Je m'affale dans un fauteuil dans mon HLM.
Et ils me regardaient d'un oeil malicieux,
Ils savaient bien qu'un jour je deviendrai comme eux.
Quand je les vois, gare de Lyon, débarquer de leur campagne
Avec leurs sabots, leur chien et leur béret,
Qu'ils viennent de la provence ou de la bretagne,
Ils chantonnent dans les rue, s'en vont d'un pas leger...
Et moi je les regarde d'un oeil malicieux,
Je sais bien qu'un jour, ils deviendront comme nous.