janu
Maître Poète
La guerre est déclarée, branle bas de combat
Guerriers tous remontés , mais à côté de çà
Tout ce qu'on laisse ici et d'abord la famille
Qui va les défendre si tous leurs biens on pille
Mon papa était vieux à quarante quatre ans
Mais naturalisé, défendre sa patrie
Ce n'était qu'un devoir pas une idôlatrie
Ce qu'il devait prouver de suite en s'engageant
Ses frères ont fait de même tous aux chasseurs d'Afrique
C'est sans tenir compte d'âge ou de condition
Qu'ils ont fait leurs classes préparés à la trique
Pour conduire des 'brèles'* leur prochaine mission ( brèles = mulets )
Le papa sans sa ferme, pour les autres la forge
Commerce et atelier : patrons bien ennuyés
Pour eux les Dardanelles où l'on se fourvoyait
Avec les maladies ce Pays en regorge
Les frères de maman, à cinq ils sont partis
Ils ont laissé leur mère, leurs sœurs et femmes aussi
Ils allaient délivrer l'Alsace et la Lorraine
Leurs Provinces perdues, l'idée les rassérène
Mais qui s'occuperait de leurs maigres parcelles
Les femmes et les enfants, plus rien dans l'escarcelle
La terre défrichée commence à rapporter
Elle va péricliter car c'est l'abandonner
Le retour peu glorieux pour ceux encore en vie
Après cette guerre ni vainqueurs ni vaincus
Jamais ils n'oublieront tout ce qu'ils ont vécu
Devenue dérisoire leur haine inassouvie....
*****************
Pour qui sonna le glas... (la 'grande guerre suite)
Ils étaient cinq frères, tous partis à la guerre
François le vieux garçon gardien au cimetière
Vivant parmi les morts, tous ceux qu'il enterraient
Etaient tous mis en boîtes mais ici ils traînaient
l'obus dans la tranchée ne l'a pas épargné
Blessé à la poitrine à l'hôpital envoyé
Il a souffert des mois mais sans jamais se plaindre
Puis il est décédé, ses morts parti rejoindre
Adolphe le dernier avec ses dix huit ans
Fut envoyé au front en n'étant qu'un enfant
Pour tous ses camarades, pas pour les balles ennemies
L'une, pas invitée, lui a ôté la vie
Michel c'est à Verdun sur le chemin des dames
Qu'il a été gazé n'étant pas protégé
Maudits leurs inventeurs et que le ciel les damne
Le reste de sa vie du sang il a craché
Arriva l'armistice et les cloches ont sonné
Le maire a croisé leur mère qui pleurait :
--C'est enfin terminé ! Aujourd'hui c'est la fête...
--Mais pour les non retours, leur mère n'est jamais prête !
Jan
Ce thème du concours a fait remonter la saga de mes familles paternelle et maternelle
c'est le culte du souvenir...
Guerriers tous remontés , mais à côté de çà
Tout ce qu'on laisse ici et d'abord la famille
Qui va les défendre si tous leurs biens on pille
Mon papa était vieux à quarante quatre ans
Mais naturalisé, défendre sa patrie
Ce n'était qu'un devoir pas une idôlatrie
Ce qu'il devait prouver de suite en s'engageant
Ses frères ont fait de même tous aux chasseurs d'Afrique
C'est sans tenir compte d'âge ou de condition
Qu'ils ont fait leurs classes préparés à la trique
Pour conduire des 'brèles'* leur prochaine mission ( brèles = mulets )
Le papa sans sa ferme, pour les autres la forge
Commerce et atelier : patrons bien ennuyés
Pour eux les Dardanelles où l'on se fourvoyait
Avec les maladies ce Pays en regorge
Les frères de maman, à cinq ils sont partis
Ils ont laissé leur mère, leurs sœurs et femmes aussi
Ils allaient délivrer l'Alsace et la Lorraine
Leurs Provinces perdues, l'idée les rassérène
Mais qui s'occuperait de leurs maigres parcelles
Les femmes et les enfants, plus rien dans l'escarcelle
La terre défrichée commence à rapporter
Elle va péricliter car c'est l'abandonner
Le retour peu glorieux pour ceux encore en vie
Après cette guerre ni vainqueurs ni vaincus
Jamais ils n'oublieront tout ce qu'ils ont vécu
Devenue dérisoire leur haine inassouvie....
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Pour qui sonna le glas... (la 'grande guerre suite)
Ils étaient cinq frères, tous partis à la guerre
François le vieux garçon gardien au cimetière
Vivant parmi les morts, tous ceux qu'il enterraient
Etaient tous mis en boîtes mais ici ils traînaient
l'obus dans la tranchée ne l'a pas épargné
Blessé à la poitrine à l'hôpital envoyé
Il a souffert des mois mais sans jamais se plaindre
Puis il est décédé, ses morts parti rejoindre
Adolphe le dernier avec ses dix huit ans
Fut envoyé au front en n'étant qu'un enfant
Pour tous ses camarades, pas pour les balles ennemies
L'une, pas invitée, lui a ôté la vie
Michel c'est à Verdun sur le chemin des dames
Qu'il a été gazé n'étant pas protégé
Maudits leurs inventeurs et que le ciel les damne
Le reste de sa vie du sang il a craché
Arriva l'armistice et les cloches ont sonné
Le maire a croisé leur mère qui pleurait :
--C'est enfin terminé ! Aujourd'hui c'est la fête...
--Mais pour les non retours, leur mère n'est jamais prête !
Jan
Ce thème du concours a fait remonter la saga de mes familles paternelle et maternelle
c'est le culte du souvenir...