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Poète libéré
La gitane ou les guerriers ?
(Pour Carmen et sa petite Aroa).
(Pour Carmen et sa petite Aroa).
Pyrénées : C’est un monastère
Qui découpe en deux notre azur.
Et fait que deux contrées austères
Ne frappent qu’un côté du mur.
L’histoire explique la manière,
Comment un mont bien élevé,
Su calmer les humeurs guerrières
Et rabaisser le poing levé.
Ce sommet qu’un nuage acère
Si loin de nous, si près des cieux
Fait que pour franchir la frontière
Il faut d’abord rencontrer dieux.
Aucune force sur la terre
Des Pyrénées ne vient à bout
Pas même dix armées entières
A dents, à faim, à pas de loups.
Pour passer la montagne altière,
Comme fait le fragile oiseau,
Il faut quitter l’âge de guerre
Ouvrir un bec pas un museau.
---
Je connais la chose légère,
Légère qui vole si haut,
Si haut qu’il n’est pas de frontière,
Pour couper en deux les morceaux,
Et qui plane dans l’atmosphère
Pour voir de tout près le soleil
Puis un jour se pose sur terre
Comme un joli cadeau du ciel.
Je connais bien cette bergère,
Elle amène un petit agneau,
Le ventre gros, l’âme légère,
Son modèle est pris sur l’oiseau.
Et sans mettre dieu en colère
Portée par vent de flamenco
En France elle est venue nous faire
Son bébé au teint moricaud.
La vie, même petite, est chère
Bienvenue précieuse Aroa,
Le pic du midi est ton frère,
Gardien de France et d’España.
Puisque notre nature éclaire
Partout dans son sublime éclat
On félicite aussi la mère
Qu’on appelle señorita.
---
Pour quitter ses terres ibères,
Sur le sommet elle a mis pied.
C’est dit : La montagne préfère
Une gitane à cent guerriers.
Fil2fer le 28/09/2011
Qui découpe en deux notre azur.
Et fait que deux contrées austères
Ne frappent qu’un côté du mur.
L’histoire explique la manière,
Comment un mont bien élevé,
Su calmer les humeurs guerrières
Et rabaisser le poing levé.
Ce sommet qu’un nuage acère
Si loin de nous, si près des cieux
Fait que pour franchir la frontière
Il faut d’abord rencontrer dieux.
Aucune force sur la terre
Des Pyrénées ne vient à bout
Pas même dix armées entières
A dents, à faim, à pas de loups.
Pour passer la montagne altière,
Comme fait le fragile oiseau,
Il faut quitter l’âge de guerre
Ouvrir un bec pas un museau.
---
Je connais la chose légère,
Légère qui vole si haut,
Si haut qu’il n’est pas de frontière,
Pour couper en deux les morceaux,
Et qui plane dans l’atmosphère
Pour voir de tout près le soleil
Puis un jour se pose sur terre
Comme un joli cadeau du ciel.
Je connais bien cette bergère,
Elle amène un petit agneau,
Le ventre gros, l’âme légère,
Son modèle est pris sur l’oiseau.
Et sans mettre dieu en colère
Portée par vent de flamenco
En France elle est venue nous faire
Son bébé au teint moricaud.
La vie, même petite, est chère
Bienvenue précieuse Aroa,
Le pic du midi est ton frère,
Gardien de France et d’España.
Puisque notre nature éclaire
Partout dans son sublime éclat
On félicite aussi la mère
Qu’on appelle señorita.
---
Pour quitter ses terres ibères,
Sur le sommet elle a mis pied.
C’est dit : La montagne préfère
Une gitane à cent guerriers.
Fil2fer le 28/09/2011