Hors concours
La flamme...1914...
Je suis la mémoire vivante d'une jeunesse fauchée
Sous la mitraille des hommes avides de pouvoir,
A présent je erre le long d'un triste et long couloir,
Bordé de milliers de croix à la blancheur immaculée...
Je repose sous ce bouclier de bronze où je me lamente,
Je suis le soldat inconnu cherchant le chemin du retour,
Celui de la maison, de la jeunesse, celui de l'amour,
De ce sentier printanier en fleurs, avant la tourmente...
J'étais un enfant joyeux et surtout plein d'innocence,
Avec la soif de découvrir le monde et ses merveilles,
Aimant les animaux et la nature resplendissant au soleil,
Modeste, mais si riche d'amour, de grandes espérances...
Puis un matin, fut placardé sur les murs du village ;
« Mobilisation des hommes, réquisition de vivres, animaux...»
Je revois ma mère, la famille...et la mort affutant sa faux,
Me poussant vers un destin aux couleurs de sang et d'orage...
Je revois les tranchées boueuses et sens encore le froid,
Sa morsure et la faim tenaillant mon estomac affamé,
La désespérance et l'incompréhension devant les blessés,
Les morts, et puis, le trou noir...me laissant sans voix...
J'ai bien la visite de millions d'inconnus sous cette arche,
Cet arc de triomphe qu'ils disent...hélas, une triste tâche...
A quel prix estime-t-on la vie de ces morts sans panache ?
Pauvre flamme vacillante, il a fallu qu'on nous l'arrache...
Je suis la mémoire vivante d'une jeunesse fauchée
Sous la mitraille des hommes avides de pouvoir,
A présent je erre le long d'un triste et long couloir,
Bordé de milliers de croix à la blancheur immaculée...
Je repose sous ce bouclier de bronze où je me lamente,
Je suis le soldat inconnu cherchant le chemin du retour,
Celui de la maison, de la jeunesse, celui de l'amour,
De ce sentier printanier en fleurs, avant la tourmente...
J'étais un enfant joyeux et surtout plein d'innocence,
Avec la soif de découvrir le monde et ses merveilles,
Aimant les animaux et la nature resplendissant au soleil,
Modeste, mais si riche d'amour, de grandes espérances...
Puis un matin, fut placardé sur les murs du village ;
« Mobilisation des hommes, réquisition de vivres, animaux...»
Je revois ma mère, la famille...et la mort affutant sa faux,
Me poussant vers un destin aux couleurs de sang et d'orage...
Je revois les tranchées boueuses et sens encore le froid,
Sa morsure et la faim tenaillant mon estomac affamé,
La désespérance et l'incompréhension devant les blessés,
Les morts, et puis, le trou noir...me laissant sans voix...
J'ai bien la visite de millions d'inconnus sous cette arche,
Cet arc de triomphe qu'ils disent...hélas, une triste tâche...
A quel prix estime-t-on la vie de ces morts sans panache ?
Pauvre flamme vacillante, il a fallu qu'on nous l'arrache...
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