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La fin d'un homme

mouloudi002

Nouveau poète

Alger 05/03/2008
La fin d'un homme

Ecoutez, l'histoire
D'une courbe bouclée
Même sans y croire
Au retrait d'une clé.


Bon ou mauvais sort
A l'aube, déjà dehors
En attendant le printemps
Après la remise, le champ.


Période dure, il n'a pas fuit
Entre les deux, il a grandi
Semant par là, plantant par ici
L'eau venait de son puits.


Deux mains, yeux aussi
Sans cesse debout, point assis
Sur ces jambes, il était bien
Avec la terre, l'utile lien.


Toujours, au front la sueur
Dans la fatigue, son bonheur
Fier et fidèle, il faisait honneur
Il était tout même laboureur.


Hospitalier, il ouvrait sa porte
Aux amis, une aide forte
Ne lésinant point avec l'effort
Servir, c'était son confort.


Vint un jour, décrets et lois
Dictés par de nouveaux rois
Déchu, brisé en un seul mois
Il a tout perdu, même la voix.


C'était sous un soleil torride
Volontaire, d'amour point vide
Sur les épaules tout un passé
Il voulait tant se surpasser.


Ainsi dans sa chair blessé
Ne savant à qui s'adresser
Avec l'un, perdant la raison
L'autre le ramenait à la maison.


Ainsi, de partout refoulé
Procès et blâmes cumulés
Devant ces percepteurs adulés
Par les injustes, il fut acculé.


Le temps vite passait
Fini ce qu'il a ramassé.



L'heure devenant cruelle
Ne pouvant honorer le duel
Il se retourna vers le lit
Malade, y passer sa vie.


Ses enfants, tombant trop bas
Devenaient alors des harragas*
D'eux, n'ayant plus de nouvelle
Son épouse alla vers les poubelles.


Ses filles, tentant l'aventure
Se perdaient dans la nature
Sur elles trop de mots
Sa peau collait à ses os.


Suite à une paralysie faciale
Par un matin glacial
Sans un adieu, il nous quitta
Qui l'a connu, s'en souviendra.

mouloudi mustapha
* Harragas: immigrés clandestins.
 
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