• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

La cour vous accuse d'aimer cette femme !

Pierrotlalune

Nouveau poète

Voici un résumé des conversations entendues à une cour hypothétique mais non moins sans fond de vérité sorties directement de mon être intérieur et non perturbé malgré les apparences ...

Déroulement de la séance

Juge: Accusé, levez-vous je vous prie. Jurez-vous de dire la vérité et toute la vérité à cette cour ? Mettez la main sur cette bible et dites haut et fort : Je le jure.

Pierrotlalune : Oui je le jure, devant les hommes et devant Dieu qui me regarde et m'assiste dans mes agirs au meilleur de ma connaissance et de mon jugement malgré l'oeuvre de chair qui m'accable en pensée.

L'avocat de la couronne : La cour vous accuse d'aimer cette femme ici présente. Pouvez-vous montrer du doigt la femme en question qui fait l'objet de vos désirs si intenses et dont vous ne semblez pouvoir retenir vos ardeurs ?

Pierrotlalune: C'est elle monsieur le juge et je n'en n'ai pas honte bien au contraire. Vous ne pouvez que constater avec moi, comme pour vous aussi messieurs les avocats, la grande beauté dont la nature a réussi à atteindre à la recherche de sa perfection. Si vous le permettez monsieur le juge, j'aimerais dire quelque chose avant de commencer, ce qui pourrait avoir pour effet de réduire la durée de cette cause et en éclaircir les principaux faits.

Juge: Allez-y, sans autre préambule, si cela peut faire avancer votre cause et rendre un jugement simplifié en accord avec l'interprétation des lois qui prévalent actuellement. Allez-y.

Pierrotlalune: J'aimerais seulement dire que l'amour que j'ai pour cette femme ici présente dépassera le jugement qu'on pourra me donner et que peu importe de quoi on m'accusera, j'avoue formellement être dépendant d'elle au point ou je suis prêt à me mettre à genoux pour lui avouer mes sentiments, ici, devant cette cour, tête baissée et sentiments sincères à l'appui.

Juge: Un instant Mr. Pierrotlalune. Pourriez-vous préciser à cette cour pourquoi vous ne désirez pas vous défendre de ce qu'on vous accuse et ainsi ne pas user de l’avocat de la défense qui vous a été assigné ? Vous n'êtes pas sans savoir qu'un aveu de votre part vous condamne à aimer et chérir tendrement pour le restant de vos jours cette personne qui j'avoue fait l'envie de la gente masculine de façon évidente force est de constater ?

Pierrotlalune: Oui, je le sais monsieur le juge et je suis prêt à épouser cette femme qui représente à mes yeux l'âme soeur idéale que j'ai toujours rêvé et cherché et qui m'a avoué elle-même qu'elle désirait aussi partager mes joies et mes peines pour le meilleur et pour le pire.

Juge: Messieurs les avocats, dès les premières minutes de cette accusation, je dois avouer que j’ai été tout à fait sans le mot. Nous nous apprêtons à défendre ici une cause dont la victime et l'accusé semblent s'aimer d'un amour tel qu'il m'apparaît inutile de débattre ici ce matin le comportement puisqu'il semble légitime et d'une teneur telle que, ma foi, j'en ai les larmes aux yeux. Pour la première fois de ma vie, je devrai ajourner définitivement cette cause pour laisser ces deux tourtereaux aller réaliser leur rêve commun. Le court témoignage et les aveux semblent être crédibles à un degré tel qu'il m'ont convaincu d'emblée et, je pense, le jury aussi. Aucun fait additionnel ne semble être requis dans cette situation ou tout indique que les règles de l'art ont été appliquées sans contrevenir à celles de bienséance qui prévalent en de telle circonstance. Messieurs les avocats, je vais alors prononcer moi-même la sentence sans autre réflexion ni consultation du jury. Accusé, levez-vous pour recevoir votre sentence. Je vous condamne à vivre le restant de vos jours avec madame ici, désignée initialement comme victime; puisque la demanderesse semble elle aussi être en accord avec les tenants et aboutissants du jugement, donc qu'il n'y a pas de motif valable pour continuer la poursuite, vous pouvez aller partager à votre bon gré vos projets et aussi partager le même lit si tel en est vos désirs les plus intimes. La cause est maintenant close et je prierais les avocats, les membres du jury et la foule de bien vouloir laisser à ce beau couple, une voie libre entre-vous pour ne pas retarder inutilement le début de leur nouvelle vie que je leur souhaite longue et heureuse. Votre liberté provisoire est suspendue et votre liberté permanente vous est accordée sans autre disposition d'émolument nécessaire pour cause d'absence d'exceptions qui auraient pu faire dévier ce jugement de la morale et de la droiture juridique.

Conclusion du jugement
Et d'un coup de marteau de bois, le jugement est prononcé et exécuté sans autre prétention et selon les rites d'usage dans l'immédiat. C’est non en vertu des lois précises mais plutôt en vertu du droit commun d'aimer et d'être aimé que les deux prévenus sont sortis sourire aux lèvres et main dans la main.

Sans vouloir usurper ici le rôle du juge, vous en conviendrez avec moi, que le jugement rendu est à propos et d'ampleur à respecter l'esprit et la lettre des attirances humaines normales explicitement exprimées entre deux personnes qui s'aiment.
 
et bien si mon divorce se passait comme ca je serai bien contente bravo a toi en tous cas bisous
 
superbe lettre ......très original !!!mais c'est vrais pourquoi doit -on punir l'amour !!!!!!!!!!!
tu as changer de style ....mais ça te vas bien !!!!
merci pour ce beau partage !!!!
 
original et bien mené j'aime beaucoup cela me fait penser à un texte que j'ai écrit dans ce genre, un plaisir de te lire merci
 
Pierrot chapeau.voila un texte que je ne suis pas là d'oublier de sitot............le droit d'aimer en toute légitimité....dans le monde entier et avec le monde entier........... mais c'est bien sur!!......l'.Amour....il ne écoute rien que celui d'etre partagé.........bien à toi J.
 
Superbe procès ,mené rondement....quel bel avocat tu ferais....j'en reste baba!amitiés+v...lys
 
Retour
Haut