BnZ
Nouveau poète
I
On a monté les marches nacrées
Qui menaient aux nébuleuses
D’étoiles blafardes tourmentées
Et de rivières diaphanes onduleuses.
On a tant grimpé
Par la force de la colère.
On a tant pleuré
Par le biais de la misère.
Que l’infini univers
En un haussement d’épaule,
A renié le murissement pervers
De nos existences encore trop folles.
J’ai marché sur des sols rocailleux,
Sur des pistes de terre et de poussière.
Dans des déserts miteux
Et des routes délétères.
J’ai vu le vide encombrant
Qui habite les âmes égarées,
La vie monotone d’un enfant
Aux cheveux laqués.
Je me suis assis à l ombre du cimetière
De mes rêves morts et enterrés,
Et parlé avec la mort derrière
Les sons encore inachevés
Des mots physiques.
Sans activité, immobile,
Sombrant dans un monde onirique,
Je me suis laissé endormir, servile
En regrettant les espoirs mystiques.
II
Dans un océan pourpre d’aigreur
J’ai vu mon reflet trouble et indécis.
J’ai plongé un doigt moqueur
Créant des sillons qui effaçaient, surpris
Les courbes incertaines de mon entité.
Les nuages s’écartaient et l’astre antique
Crachant ses rayons de sa bouche éhontée,
Brulait mes désirs et mes peines cycliques;
Ainsi la chaleur pas à pas me tuait.
Dans la clarté d’un jour assassin
De la nuit calme et aérienne.
J’ai côtoyé le trépas divin
En y croyant à peine.
Comme une hyène sombre et langoureuse,
J’ai rugis face au feu et au sang.
Avec ma sournoise et obséquieuse
Voix, toujours fidèle au rang.
Dans l’antre de mon intime conviction,
J’ai fait tourner les marées
Désobéissantes et en ébullition.
Et les vagues se précipitaient.
L écume, alors m’a ébloui
De sa blancheur immaculée
Contrastant avec le rouge inouï
De ma terre et de mon désir émasculé.
J’ai tant crié, tant marché,
Que j’ai perdu ma langue,
Que j’ai perdu mes jambes esseulées,
Que j’ai perdu mes idées exsangues.
III
On a d’avenir qui si on a un cœur.
On ne peut vivre qui si on sait
Vivre dans la sombre lenteur
Hermétique au violent désir qui nait.
La nuit se fait sereine
En montrant ses beautés.
Et la lune est dès lors la reine
Des richesses nocturnes dévoilées.
Ce n’est qu’alors, que l’amour
Comme une chatte tranquille
Qui se faufile dans la cour,
Pénètre les esprits habiles.
Les ombres sinueuses se confondent
Sensuellement sur les murs gris.
Dans l’harmonie callipyge, la ronde
S’effectue dans le sens des voyeurs aigris.
La fumée ronde et odorante,
Calme et virevoltante, en toute douceur
S’échappe des entremises latentes
Des corps légers en apesanteur.
La danse est longue,
La danse est belle,
On prie avec fougue
Que cette seconde soit éternelle.
Mais tout n’est que fin, insipide et éphémère.
Le sourire silencieux se fige alors
Et vivra dans les nuées grisâtres et salutaires
Surveillés par les yeux comme de l’or.
L’amour se repose enfin, ainsi se finit la Terre.
On a monté les marches nacrées
Qui menaient aux nébuleuses
D’étoiles blafardes tourmentées
Et de rivières diaphanes onduleuses.
On a tant grimpé
Par la force de la colère.
On a tant pleuré
Par le biais de la misère.
Que l’infini univers
En un haussement d’épaule,
A renié le murissement pervers
De nos existences encore trop folles.
J’ai marché sur des sols rocailleux,
Sur des pistes de terre et de poussière.
Dans des déserts miteux
Et des routes délétères.
J’ai vu le vide encombrant
Qui habite les âmes égarées,
La vie monotone d’un enfant
Aux cheveux laqués.
Je me suis assis à l ombre du cimetière
De mes rêves morts et enterrés,
Et parlé avec la mort derrière
Les sons encore inachevés
Des mots physiques.
Sans activité, immobile,
Sombrant dans un monde onirique,
Je me suis laissé endormir, servile
En regrettant les espoirs mystiques.
II
Dans un océan pourpre d’aigreur
J’ai vu mon reflet trouble et indécis.
J’ai plongé un doigt moqueur
Créant des sillons qui effaçaient, surpris
Les courbes incertaines de mon entité.
Les nuages s’écartaient et l’astre antique
Crachant ses rayons de sa bouche éhontée,
Brulait mes désirs et mes peines cycliques;
Ainsi la chaleur pas à pas me tuait.
Dans la clarté d’un jour assassin
De la nuit calme et aérienne.
J’ai côtoyé le trépas divin
En y croyant à peine.
Comme une hyène sombre et langoureuse,
J’ai rugis face au feu et au sang.
Avec ma sournoise et obséquieuse
Voix, toujours fidèle au rang.
Dans l’antre de mon intime conviction,
J’ai fait tourner les marées
Désobéissantes et en ébullition.
Et les vagues se précipitaient.
L écume, alors m’a ébloui
De sa blancheur immaculée
Contrastant avec le rouge inouï
De ma terre et de mon désir émasculé.
J’ai tant crié, tant marché,
Que j’ai perdu ma langue,
Que j’ai perdu mes jambes esseulées,
Que j’ai perdu mes idées exsangues.
III
On a d’avenir qui si on a un cœur.
On ne peut vivre qui si on sait
Vivre dans la sombre lenteur
Hermétique au violent désir qui nait.
La nuit se fait sereine
En montrant ses beautés.
Et la lune est dès lors la reine
Des richesses nocturnes dévoilées.
Ce n’est qu’alors, que l’amour
Comme une chatte tranquille
Qui se faufile dans la cour,
Pénètre les esprits habiles.
Les ombres sinueuses se confondent
Sensuellement sur les murs gris.
Dans l’harmonie callipyge, la ronde
S’effectue dans le sens des voyeurs aigris.
La fumée ronde et odorante,
Calme et virevoltante, en toute douceur
S’échappe des entremises latentes
Des corps légers en apesanteur.
La danse est longue,
La danse est belle,
On prie avec fougue
Que cette seconde soit éternelle.
Mais tout n’est que fin, insipide et éphémère.
Le sourire silencieux se fige alors
Et vivra dans les nuées grisâtres et salutaires
Surveillés par les yeux comme de l’or.
L’amour se repose enfin, ainsi se finit la Terre.