Emilie88
Poète libéré
Au cœur d’une contrée sauvage et délaissée
Par les hommes s’étendait la belle cité
Du désert, se fondant entre les nobles dunes
Qui cependant ne nourrissaient nulle rancune.
La vive chaleur étouffait l’agglomération,
L’enveloppant d’une légère convulsion,
La faisant tanguer sous les assauts des vents aigres,
Bien que fermement plantée sur ses jambes maigres.
Ses rues toutes pavées formaient des angles impossibles,
Se courbant et se redressant, imprévisibles,
Se chevauchant les unes sur les autres
Sans cette notion d’espace qui est la nôtre.
Parmi les grands boulevards s’étaient déguisés
Des propos galants, des rires et des baisers,
Des odeurs complexes noyées de roses,
D’encens, de champignons et de bien d’autres choses.
De grandes tours carrées en pierre blanche
Surplombaient les maisons construites en planches,
Cernées de frêles clôtures et de grandes torches,
D’anciennes statues posées sur les porches.
Des pelouses bleues et rouges et jaunes
Et parfois roses inondaient la zone ;
Les toits formaient un immense parc suspendu,
Nuage de couleurs dans le désert perdu.
La chapelle nichée au centre de la ville
Parmi les glorieux palais se voulait fragile,
Couverte de vitraux aux couleurs chatoyantes
Représentant des divinités larmoyantes.
Nul ne sait comment la ville fut démolie,
Mais érigée sans remparts ni autre repli,
Aucune chance sans une aide divine,
Et de la cité il ne reste qu’un champ de ruines.
Par les hommes s’étendait la belle cité
Du désert, se fondant entre les nobles dunes
Qui cependant ne nourrissaient nulle rancune.
La vive chaleur étouffait l’agglomération,
L’enveloppant d’une légère convulsion,
La faisant tanguer sous les assauts des vents aigres,
Bien que fermement plantée sur ses jambes maigres.
Ses rues toutes pavées formaient des angles impossibles,
Se courbant et se redressant, imprévisibles,
Se chevauchant les unes sur les autres
Sans cette notion d’espace qui est la nôtre.
Parmi les grands boulevards s’étaient déguisés
Des propos galants, des rires et des baisers,
Des odeurs complexes noyées de roses,
D’encens, de champignons et de bien d’autres choses.
De grandes tours carrées en pierre blanche
Surplombaient les maisons construites en planches,
Cernées de frêles clôtures et de grandes torches,
D’anciennes statues posées sur les porches.
Des pelouses bleues et rouges et jaunes
Et parfois roses inondaient la zone ;
Les toits formaient un immense parc suspendu,
Nuage de couleurs dans le désert perdu.
La chapelle nichée au centre de la ville
Parmi les glorieux palais se voulait fragile,
Couverte de vitraux aux couleurs chatoyantes
Représentant des divinités larmoyantes.
Nul ne sait comment la ville fut démolie,
Mais érigée sans remparts ni autre repli,
Aucune chance sans une aide divine,
Et de la cité il ne reste qu’un champ de ruines.