janu
Maître Poète
Dans une vallée verdoyante et fleurie
Un vieux Roi très bon et généreux
Régnait en des temps indéfinis
Où il aurait du être bienheureux
Car tous ses gens lui obéissaient
Et grand respect, lui donnaient
Hélas ! le Roi était désespéré
D’héritier mâle, point il n’avait
Unique enfant la Princesse Aude
Devait vivre cloîtrée tout là haut
Dans la sombre tour du château
Avec sa servante nommée Finaude
L’effroi et la longueur des jours
L’empêchaient de rêver l’Amour
Une fée mauvaise au jour de vie
Un mauvais sort lui avait prédit
Pour son mariage avait-elle dit
Les eaux si limpides de l’étang
A gros bouillons auraient verdi
Et submergeraient les habitants
Aussi l’azur de ses jolies prunelles
Ne purent voir la tendre coccinelle
Posée sur la pâquerette des champs
Ni les fleurs qui embaumaient tant
Son pied gracieux ne connut pas
L’herbe tendre au jardin du bas
Jamais le vent qui soufflait dehors
N’ébouriffa ses beaux cheveux d’or
Ainsi jours et nuits se passèrent
Vers un avenir fort délétère
Aux seize printemps de la belle
Hélas ! Rien n’avait changé icelle
Son cœur prostré sur du satin
Etait plus terne chaque matin
Mais soudain ses yeux si sages
Dans l’étang aperçut un visage
Si doux, si pur, les yeux brillants
Un corps bien pris, jarret puissant
En l’avenir elle retrouva sa foi
Le rose envahit son joli minois
Et une immense clarté l’illumina
Quand le beau prince vêtu de rêve
Après quelques paroles assez brèves
La prit sur son coursier et l’enleva
La nuit profonde sur l’eau claire
Ainsi que les ombres sur la terre
Vers un nouveau Destin les happa
Elle se trouvait bien dans ses bras
Quand au jour le Prince lui montra
Son palais, ses champs et ses rivières
Bordées de rives jolies et de pierres
Elle en fut ravie et s’en émerveilla
Pour leur première nuit d’amour
Elle se para de ses beaux atours
Après s’être promenés sous la lune
Ils s’aimèrent enfin dans la lagune
Mais la pluie, les éclairs, le tonnerre
Enflèrent et Submergèrent les terres
En toutes provinces du vieux Roi
Qui avec tout son peuple se noya
Aude hélas ! Impuissante y assista
Et du maudit sort jeté, se lamenta
Rien ne pouvait lui faire oublier
Qu’à cause d’elle, cela s’était passé
Ne pouvant surmonter son malaise
Elle s’est jetée d’une haute falaise
Le Prince fut longtemps désespéré
Son devenir en fut toujours marqué
Et quand enfin la ‘faucheuse’ le ravit
Elle l’a rejoint dans le noir tombeau
Ne faisant qu’un, âmes enfin réunies
Ils montèrent au ciel où tout est beau…
Jan
Un vieux Roi très bon et généreux
Régnait en des temps indéfinis
Où il aurait du être bienheureux
Car tous ses gens lui obéissaient
Et grand respect, lui donnaient
Hélas ! le Roi était désespéré
D’héritier mâle, point il n’avait
Unique enfant la Princesse Aude
Devait vivre cloîtrée tout là haut
Dans la sombre tour du château
Avec sa servante nommée Finaude
L’effroi et la longueur des jours
L’empêchaient de rêver l’Amour
Une fée mauvaise au jour de vie
Un mauvais sort lui avait prédit
Pour son mariage avait-elle dit
Les eaux si limpides de l’étang
A gros bouillons auraient verdi
Et submergeraient les habitants
Aussi l’azur de ses jolies prunelles
Ne purent voir la tendre coccinelle
Posée sur la pâquerette des champs
Ni les fleurs qui embaumaient tant
Son pied gracieux ne connut pas
L’herbe tendre au jardin du bas
Jamais le vent qui soufflait dehors
N’ébouriffa ses beaux cheveux d’or
Ainsi jours et nuits se passèrent
Vers un avenir fort délétère
Aux seize printemps de la belle
Hélas ! Rien n’avait changé icelle
Son cœur prostré sur du satin
Etait plus terne chaque matin
Mais soudain ses yeux si sages
Dans l’étang aperçut un visage
Si doux, si pur, les yeux brillants
Un corps bien pris, jarret puissant
En l’avenir elle retrouva sa foi
Le rose envahit son joli minois
Et une immense clarté l’illumina
Quand le beau prince vêtu de rêve
Après quelques paroles assez brèves
La prit sur son coursier et l’enleva
La nuit profonde sur l’eau claire
Ainsi que les ombres sur la terre
Vers un nouveau Destin les happa
Elle se trouvait bien dans ses bras
Quand au jour le Prince lui montra
Son palais, ses champs et ses rivières
Bordées de rives jolies et de pierres
Elle en fut ravie et s’en émerveilla
Pour leur première nuit d’amour
Elle se para de ses beaux atours
Après s’être promenés sous la lune
Ils s’aimèrent enfin dans la lagune
Mais la pluie, les éclairs, le tonnerre
Enflèrent et Submergèrent les terres
En toutes provinces du vieux Roi
Qui avec tout son peuple se noya
Aude hélas ! Impuissante y assista
Et du maudit sort jeté, se lamenta
Rien ne pouvait lui faire oublier
Qu’à cause d’elle, cela s’était passé
Ne pouvant surmonter son malaise
Elle s’est jetée d’une haute falaise
Le Prince fut longtemps désespéré
Son devenir en fut toujours marqué
Et quand enfin la ‘faucheuse’ le ravit
Elle l’a rejoint dans le noir tombeau
Ne faisant qu’un, âmes enfin réunies
Ils montèrent au ciel où tout est beau…
Jan