• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

LA BAVARDE

colombine

Nouveau poète
Devant l'âtre de la cheminée,
bien au chaud,installée,
je profite avec délice,
de ce doux moment de quiétude.
Mais bavarde est entrée,
et le calme oublié.
Elle parle, elle parle..
Un flôt de paroles me submerge.
Telle une grane vague sur une mer déchainée,
je me sens emportée dans ce tourbillon de mots.
Elle parle, elle parle..
Sans accent, ni virgule,
les mots se succèdent vertigeusement, sans répit.
Je me noie dans ce déluge de paroles.
Je plonge dans l'âbime.
Mes yeux se ferment pour entrer dans le silence.
Les flammes, non perturbées dansent dans le foyer.
Elle parle, elle parle..
Telle une pie,
elle picore les voyelles, les consonnes avec avidité.
Mes oreilles meurtries ont fermé leur clapet.
Ce doux silence envahit mon être avec délectation.
Je ne vois plus que cette bouche ouverte,
dont les lèvres s'entrechoquent
telle une truite sans jamais se fermer.
Shubert l'aurait-il délaissée.
Mes yeux cherchent l'oubli dans un profond sommeil.
Bavarde s'en est allée.
Minou ronronne devant la cheminée.


 
Excellent - Tu me connais ? ;-) . Très drôle et le rythme suit le discours de ta bavarde.
 
Retour
Haut