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L’insulteur

CHENNOUFI

Maître Poète
L’insulteur
Toi l’ami tes mots me blessent
Tu craches là comme un dragon
Tes mots vulgaires qui m’agressent
Et pourtant, tu m’es inconnu
J’étais là avant même que naisse
Tu me prouves quoi en m’insultant
C’est ceci est ta sagesse
Alors pour la sagesse, je dis adieu

Je n’ai pas de temps pour tes grimaces
Tais-toi ou bien dis des gentils mots
Tu trouves délice dans ma faiblesse
Toi qui m’insultes tout le temps
Des mots d’amour pour mes petits gosses
Un illettré qui écrit pour eux
Lis avec ton cœur mes proses
Et tu seras guéri de tes illusions

Derrière tes mots, tu veux prouver ta force
Le pauvre nain se prend pour un géant
Des mots vulgaires que tu me balances
Et pourtant tant de sagesse vient des rues
Dans tes mots tant de violence
Sois honnête même voyou
Plante dans ton cœur des fleurs et des roses
Peut-être que tu te sentiras mieux
Je n’ai pas envie de danser ta danse
Et tu joues mal au piano

J’ai dansé la vie avant que tu naisses
Avant même de connaitre ton biberon
Aujourd’hui, l’ami, tu viens et tu oses
Avec tes petits pas, tu t’accroches au berceau
Tu fais peur avec tes menaces
Comme le miroir avec le feu
Malgré les flammes-là qui dansent
La lumière se multiplie en deux

J’ai connu l’amour à l’état d’ivresse
Et à son venin bien sûr, j’ai survécu
Les griffes de la faim étaient féroces
La misère ne m’a pas fait de cadeau
J’ai eu de chance avant la malchance
Tous les délices, j’ai apprécié leurs goûts
L’hiver, l’été l’automne qui s’annonce
Dans mon cœur toujours mes enfants
Chaque saison des fleurs qui éclot
Mais les meilleurs, c’est ceux du printemps

Celui qui n’a pas fait dans sa vie d’erreurs
Celui-ci peut me juger
Et toi l’ami l’insulteur
Est-ce qu’il y a en toi une beauté ?
Chacun donne ce qu’il y a dans son cœur
Et celui qui n’a rien ne pourra jamais donner
Je te tends la main, je t’offre même une fleur
Veux-tu bien être mon ami ?
Et c’est, tu veux m’insulter encore
Mon cœur est grand il peut te pardonner

L’amour en moi décore mes profondeurs
Purifier le tien avec le mot aimé
Avant que les vents du sud soufflent du nord
Et pour tes cris, tu n’auras plus d’amis
Ne te noie pas dans tes erreurs
Dans la vie ne triche jamais
Je te dis ses mots malgré mes blessures
Dans le piège de Satan, je ne te laisse pas tombé
Et comme a chaque fois dans mes écritures
Je termine toujours avec le mot aimé
Je t’aime ma fille, je t’aime très fort
Peut-être que j’aurai demain un nouvel ami
Mustapha
 
Dernière édition:
Merveilleux récit d'un poète au grand cœur, belle sagesse que voilà . Biz
 
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