L’Europe nous mène-t-elle en bateau ?
A une autre échelle, je n’ai jamais compris pourquoi l’Europe qui s’y connaît aussi en dépenses inutiles, siège à la fois à Bruxelles et à Strasbourg. Si elle est incapable de se mettre d’accord pour choisir un seul siège et, pour cela nous fait supporter de doubles dépenses, plus de frais dont les déménagements, comment réglera-t-elle efficacement des problèmes beaucoup plus graves ?
C’est un peu l’Europe du marché commun sur la tête !
· La « bruxellose » est une fièvre bureaucratique et technocratique très répandue qui fait beaucoup des victimes au sein des peuples pas seulement grecques, espagnoles et italiens qui est mise au service :
· D’une Europe sous importante domination des sphères financières !
· D’une Europe sous forte influence de gros et puissants lobbyistes !
· D’une Europe sous influence très prégnante des dogmes des ultras libéraux !
· D’une Europe qui place à la tête de sa Banque Centrale un ex-vice-président pour l'Europe de la Goldman Sachs ….
· D’une Europe en panne d’idée, avec une grave crise de la dette et de l’euro auxquelles elle réagit beaucoup trop lentement.
· D’une Europe qui a du mal à savoir ce qu’elle veut et à garder le cap par exemple une Europe qui subventionne la construction de bateaux de pêche puis quelques années plus tard, cette même Europe subventionne la démolition (1) de ces mêmes bateaux. L’Europe pêche par manque de cap et nous rend déboussolé : en nous menant en bateau ?
· D’une Europe si démocratique que quand un de ses traités est rejeté par vote des peuples souverains, elle s’arrange pour qu’ils soient votés par les élus des mêmes pays parfois en catimini (2).
· D’une Europe avec de nombreux défis à relever climatiques, énergétiques, économiques, sociaux, politiques (elle à tant de mal à ne parler que d’une seule voix)…
· D’une Europe qui ouvre le libre accès pour s’installer sur le territoire de chaque pays membres à tous les habitants des autres pays qui la compose, ce qui ne manque pas de poser des problèmes importants à certains pays membres ne pouvant ni choisir, ni contrôler ces flux migratoires.
· D’une Europe passoire vis-à-vis du reste du monde par l’immigration clandestine avec aussi des importations toujours croissantes en provenance de pays qui pratiquent le dumping social, incapable de s’en prémunir efficacement.
· D’une Europe souvent incapable de s’entendre, de parler d’une seule voix et aussi de se faire entendre.
· D’une Europe qui a intégré la Grèce dans la zone Euro et sa gestion de sa dette peu orthodoxe. De fausses déclarations qui nous plombent aujourd’hui et font le jeu de la spéculation financière qui a trouvé notre maillon faible. Il est pour le moins étonnant que personne au niveau des autorités européennes qui, par ailleurs, se montrent parfois si pointilleuses dans bien des domaines, n’ait été au courant d’une telle situation et qu’il ne soit pas prévu d’exclusion de la zone de l’euros pour ceux qui utilisent ce type de stratagèmes pour essayer d’intégrer cette monnaie. Sinon, c’est la Zone à tous points de vue !!
· D’une Europe dont a la religion de l’Euro n’est guère une croyance pertinente par le renoncement des pays membres de cette zone à pouvoir se gérer, eux-mêmes, grâce à la valeur de leurs monnaies ce qui plombent gravement leurs économies et l’emploi. Une Europe qui a un Euro trop fort et refuse de le dévaluer pour ranimer la croissance c’est la Zone !! Ou face aux inflexibles exigences de l’Allemagne, il serait sans doute urgent de diviser en deux la zone euros avec ceux qui adhérent à un euro fort et ceux qui retiendraient une valeur plus favorable à l’emploi et au dynamisme des activités économiques. Ou encore l’Euro aurait pu devenir une monnaie de référence constituée de la corbeille des monnaies des différents pays et chaque pays garde la main pour adapter la valeur avec plus de souplesse de sa monnaie à ses contraintes en particulier économiques. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Et ensuite, on s’étonne de la défiance des peuples envers l’Europe et toutes leurs classes politiques. Ce d’autant plus que beaucoup d’eurodéputé français (pas tous ! mais une très grande majorité) se font remarquer par leur manque d’implication au parlement européen et de ce fait les intérêts de notre pays s’en trouvent moins bien défendus avec ce commentaire d’un journaliste « la France saborde son influence au parlement européen » (source « le dossier » du journal du 19/20 de France 3 diffusé le 24/01/2014) avec cet avis d’ Astrid Lulling, eurodéputée luxembougeoise, selon elle, les eurodéputés français viendraient séances aux plénières là où leur présence est obligatoire pour leur permettre de toucher leurs indemnités et en dehors « ils ne foutent rien !»
Mais comme en toute chose il faut raison garder, le plus grand succès incontestable de cette Europe est le maintien de la paix depuis sa création, alors que précédemment très régulièrement (1870-1871, 14-18, 39-45) Français et Allemands réglaient leurs contentieux et leurs comptes au son du canon. C’est le dialogue qui a pris de dessus et ce n’est pas une mince affaire, on peut même dire, une grande victoire. Pour cela, elle peut être fière et, l’Europe a reçu le prix Nobel de la paix. Mais pour le prix Nobel d’économie vu sa politique qui aggrave la crise et le chômage, ce n’est pas pour demain comme le suggérait un de nos hommes politiques, non sans malice ni bonnes raisons.
Enfin quoi qu’il en soit, L’Europe pourrait vraiment être une chance si elle s’amendait très sérieusement , se mettait à l’écoute et à évoluer d’urgence dans l’intérêt des peuples et étais beaucoup plus respectueux de l’intérêt général sans quoi il serait des plus démagogique de laisser tous ces citoyens, déboussolés, livrés à eux-même, par dépit ou écoeurement par tant de promesses de changement jamais respectées depuis bientôt 30 ans, se diriger vers des partis populistes redoutables qui prônent le repliement sur soi, la haine des autres et en particulier de l’islam qui nous conduiraient sur des chemins dangereux, autoritaires et liberticides avec parfois la résurgence de vieilles revendications territoriales (comme la Transylvanie pour la Hongrie …) qui pourraient nous entraîner vers de nouveaux cauchemars (3).
Texte déposé
(1) C’est toujours un gaspillage très choquant de détruire des choses en bon état, ces bateaux auraient par exemple pu être vendus à petit prix ou donnés à des pays pauvres lointains.
(2) Suite au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe à une consultation populaire qui a eu lieu le 29 mai 2005, en France le « non » sur son approbation a recueilli 54.68% et aux Pays Bas le rejet est de 61.54% des votants. Alors, l’Europe a remis dans le traité de Lisbonne en 2007 sur la table, copie conforme du traité précèdent, et cette fois c’est uniquement les parlementaires qui ont été chargé de le ratifier : c’est plus sûr !!
(3) Ces partis existent et prospèrent bien malheureusement dans une bonne partie de l’Europe, certains ayant épousés des thèses des plus libérales, se voudraient désormais à écoute de ceux qui souffrent, comment croire à de tel revirement guidés par l’opportunisme électoral comme pour le FN en France, Geert Wilders au Pays-Bas, il y a aussi en Grande Bretagne l’Ukip qui veut imposer un référendum pour sortir de l’Europe et en Italie Beppe Grillo (pas si drôle que cela pour un comique) avec son mouvement cinq étoiles et ses 163 députés à cette chambre (25.5% des voix) et 23.5% des voix au Sénat italien. Il gère ses élus comme des marionnettes sans leur permettre aucun moyen d’expression libre, toute communication doit passer par lui ou le mandataire qu’il a désigné (c’est très démocratique ???) ses élus de s’associent à aucun vote même quand les projets de lois pourraient allés dans leur sens. Puis enfin en Hongrie Viktor Orban président de la Fidesz-Union civique hongroise et premier ministre adepte des idées libérales et conservateur, faisant volontiers références aux racines chrétiennes et qui voudrait aussi gérer son pays à la « Poutine », jouant au chat et à la souris avec les règles européennes en particulier en matière de droit de l’homme et de liberté d’expression en essayant de museler toute opposition, d’encadrer la presse.
OOOO
L’euro a été inventé pour rendre le salaire des riches six fois moins indécent.
Frédéric Beigdeder
A une autre échelle, je n’ai jamais compris pourquoi l’Europe qui s’y connaît aussi en dépenses inutiles, siège à la fois à Bruxelles et à Strasbourg. Si elle est incapable de se mettre d’accord pour choisir un seul siège et, pour cela nous fait supporter de doubles dépenses, plus de frais dont les déménagements, comment réglera-t-elle efficacement des problèmes beaucoup plus graves ?
C’est un peu l’Europe du marché commun sur la tête !
· La « bruxellose » est une fièvre bureaucratique et technocratique très répandue qui fait beaucoup des victimes au sein des peuples pas seulement grecques, espagnoles et italiens qui est mise au service :
· D’une Europe sous importante domination des sphères financières !
· D’une Europe sous forte influence de gros et puissants lobbyistes !
· D’une Europe sous influence très prégnante des dogmes des ultras libéraux !
· D’une Europe qui place à la tête de sa Banque Centrale un ex-vice-président pour l'Europe de la Goldman Sachs ….
· D’une Europe en panne d’idée, avec une grave crise de la dette et de l’euro auxquelles elle réagit beaucoup trop lentement.
· D’une Europe qui a du mal à savoir ce qu’elle veut et à garder le cap par exemple une Europe qui subventionne la construction de bateaux de pêche puis quelques années plus tard, cette même Europe subventionne la démolition (1) de ces mêmes bateaux. L’Europe pêche par manque de cap et nous rend déboussolé : en nous menant en bateau ?
· D’une Europe si démocratique que quand un de ses traités est rejeté par vote des peuples souverains, elle s’arrange pour qu’ils soient votés par les élus des mêmes pays parfois en catimini (2).
· D’une Europe avec de nombreux défis à relever climatiques, énergétiques, économiques, sociaux, politiques (elle à tant de mal à ne parler que d’une seule voix)…
· D’une Europe qui ouvre le libre accès pour s’installer sur le territoire de chaque pays membres à tous les habitants des autres pays qui la compose, ce qui ne manque pas de poser des problèmes importants à certains pays membres ne pouvant ni choisir, ni contrôler ces flux migratoires.
· D’une Europe passoire vis-à-vis du reste du monde par l’immigration clandestine avec aussi des importations toujours croissantes en provenance de pays qui pratiquent le dumping social, incapable de s’en prémunir efficacement.
· D’une Europe souvent incapable de s’entendre, de parler d’une seule voix et aussi de se faire entendre.
· D’une Europe qui a intégré la Grèce dans la zone Euro et sa gestion de sa dette peu orthodoxe. De fausses déclarations qui nous plombent aujourd’hui et font le jeu de la spéculation financière qui a trouvé notre maillon faible. Il est pour le moins étonnant que personne au niveau des autorités européennes qui, par ailleurs, se montrent parfois si pointilleuses dans bien des domaines, n’ait été au courant d’une telle situation et qu’il ne soit pas prévu d’exclusion de la zone de l’euros pour ceux qui utilisent ce type de stratagèmes pour essayer d’intégrer cette monnaie. Sinon, c’est la Zone à tous points de vue !!
· D’une Europe dont a la religion de l’Euro n’est guère une croyance pertinente par le renoncement des pays membres de cette zone à pouvoir se gérer, eux-mêmes, grâce à la valeur de leurs monnaies ce qui plombent gravement leurs économies et l’emploi. Une Europe qui a un Euro trop fort et refuse de le dévaluer pour ranimer la croissance c’est la Zone !! Ou face aux inflexibles exigences de l’Allemagne, il serait sans doute urgent de diviser en deux la zone euros avec ceux qui adhérent à un euro fort et ceux qui retiendraient une valeur plus favorable à l’emploi et au dynamisme des activités économiques. Ou encore l’Euro aurait pu devenir une monnaie de référence constituée de la corbeille des monnaies des différents pays et chaque pays garde la main pour adapter la valeur avec plus de souplesse de sa monnaie à ses contraintes en particulier économiques. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Et ensuite, on s’étonne de la défiance des peuples envers l’Europe et toutes leurs classes politiques. Ce d’autant plus que beaucoup d’eurodéputé français (pas tous ! mais une très grande majorité) se font remarquer par leur manque d’implication au parlement européen et de ce fait les intérêts de notre pays s’en trouvent moins bien défendus avec ce commentaire d’un journaliste « la France saborde son influence au parlement européen » (source « le dossier » du journal du 19/20 de France 3 diffusé le 24/01/2014) avec cet avis d’ Astrid Lulling, eurodéputée luxembougeoise, selon elle, les eurodéputés français viendraient séances aux plénières là où leur présence est obligatoire pour leur permettre de toucher leurs indemnités et en dehors « ils ne foutent rien !»
Mais comme en toute chose il faut raison garder, le plus grand succès incontestable de cette Europe est le maintien de la paix depuis sa création, alors que précédemment très régulièrement (1870-1871, 14-18, 39-45) Français et Allemands réglaient leurs contentieux et leurs comptes au son du canon. C’est le dialogue qui a pris de dessus et ce n’est pas une mince affaire, on peut même dire, une grande victoire. Pour cela, elle peut être fière et, l’Europe a reçu le prix Nobel de la paix. Mais pour le prix Nobel d’économie vu sa politique qui aggrave la crise et le chômage, ce n’est pas pour demain comme le suggérait un de nos hommes politiques, non sans malice ni bonnes raisons.
Enfin quoi qu’il en soit, L’Europe pourrait vraiment être une chance si elle s’amendait très sérieusement , se mettait à l’écoute et à évoluer d’urgence dans l’intérêt des peuples et étais beaucoup plus respectueux de l’intérêt général sans quoi il serait des plus démagogique de laisser tous ces citoyens, déboussolés, livrés à eux-même, par dépit ou écoeurement par tant de promesses de changement jamais respectées depuis bientôt 30 ans, se diriger vers des partis populistes redoutables qui prônent le repliement sur soi, la haine des autres et en particulier de l’islam qui nous conduiraient sur des chemins dangereux, autoritaires et liberticides avec parfois la résurgence de vieilles revendications territoriales (comme la Transylvanie pour la Hongrie …) qui pourraient nous entraîner vers de nouveaux cauchemars (3).
Texte déposé
(1) C’est toujours un gaspillage très choquant de détruire des choses en bon état, ces bateaux auraient par exemple pu être vendus à petit prix ou donnés à des pays pauvres lointains.
(2) Suite au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe à une consultation populaire qui a eu lieu le 29 mai 2005, en France le « non » sur son approbation a recueilli 54.68% et aux Pays Bas le rejet est de 61.54% des votants. Alors, l’Europe a remis dans le traité de Lisbonne en 2007 sur la table, copie conforme du traité précèdent, et cette fois c’est uniquement les parlementaires qui ont été chargé de le ratifier : c’est plus sûr !!
(3) Ces partis existent et prospèrent bien malheureusement dans une bonne partie de l’Europe, certains ayant épousés des thèses des plus libérales, se voudraient désormais à écoute de ceux qui souffrent, comment croire à de tel revirement guidés par l’opportunisme électoral comme pour le FN en France, Geert Wilders au Pays-Bas, il y a aussi en Grande Bretagne l’Ukip qui veut imposer un référendum pour sortir de l’Europe et en Italie Beppe Grillo (pas si drôle que cela pour un comique) avec son mouvement cinq étoiles et ses 163 députés à cette chambre (25.5% des voix) et 23.5% des voix au Sénat italien. Il gère ses élus comme des marionnettes sans leur permettre aucun moyen d’expression libre, toute communication doit passer par lui ou le mandataire qu’il a désigné (c’est très démocratique ???) ses élus de s’associent à aucun vote même quand les projets de lois pourraient allés dans leur sens. Puis enfin en Hongrie Viktor Orban président de la Fidesz-Union civique hongroise et premier ministre adepte des idées libérales et conservateur, faisant volontiers références aux racines chrétiennes et qui voudrait aussi gérer son pays à la « Poutine », jouant au chat et à la souris avec les règles européennes en particulier en matière de droit de l’homme et de liberté d’expression en essayant de museler toute opposition, d’encadrer la presse.
OOOO
L’euro a été inventé pour rendre le salaire des riches six fois moins indécent.
Frédéric Beigdeder