J’ai vue une enfant aujourd’hui, une enfant porcelaine,
Ô mon Dieu qu’elle était pâle et blême ;
Ces douces joues étaient rosées ;
Et ces beaux cheveux étaient dorés.
Tel un torrent ruisselant, ils étaient bouclés
Et par un sourire son visage était illuminé.
Elle était petite et encore innocente,
Mais il a suffit qu’elle soit ignorante.
Ces yeux étaient fermés par ces minces paupières,
Mais je me souviens de ses yeux bleus d’hier.
Plus profond que l’océan et ses abysses,
Sans tristesse, sans peur, sans aucun vice.
Tout le monde était vêtu de noir,
Tout le monde, sur elle, fixait son regard,
Chacun la regardait avec souffrance,
Chacun espérait ne jamais connaître cette déchéance.
On l’avait imaginé telle qu’elle serait dans dix ans ;
Fard à paupière, mascara, gloss et verni transparent,
Je l’ai vu avec un jeans et une veste en cuir
Une clope aux lèvres et un joyeux sourire.
Mais cet âge de plaisir, elle ne connaitra pas,
Et dans son innocence à jamais restera.
Son âme sera toujours immaculée,
Et éternellement sa peau sera blanche et ses joues rosées.
J’ai vue une enfant aujourd’hui, une enfant porcelaine,
Une pauvre petite fille qui ne verra plus le soleil.
Pleine de quiétude, elle était allongée dans son cercueil,
Pleins de souffrance, ces parents n’ont pas mérité ce deuil