Mais quel odieux calvaire et triste déchirure,
Éternelle éphémère, au quotidien j’endure !
Elle me quitte encore, ignorante torture
Fouille et griffe mon corps de cuisantes blessures.
Mais pourquoi s’imposer si cruel supplice ?
Alors que disposer de ce simple délice
Devrait être le droit prévalant sans pareil.
Que cesse cet ingrat et si âpre réveil !
Oser nous extirper si précipitamment
De la couette adorée, notre corps enlaçant.
Sonnerie criminelle, injuste et dissonante,
Fidèle, nous harcèles, alarme malveillante !
Oreillers, traversin, gardez-nous en vos seins !
Vers quels desseins malsains scinde t-on nos destins ?
Que grasse matinée soit un droit essentiel ;
Que cesse ces levés brisant notre sommeil !
C’est l’œuvre du malin, brûlez-moi ces réveils !
Éternelle éphémère, au quotidien j’endure !
Elle me quitte encore, ignorante torture
Fouille et griffe mon corps de cuisantes blessures.
Mais pourquoi s’imposer si cruel supplice ?
Alors que disposer de ce simple délice
Devrait être le droit prévalant sans pareil.
Que cesse cet ingrat et si âpre réveil !
Oser nous extirper si précipitamment
De la couette adorée, notre corps enlaçant.
Sonnerie criminelle, injuste et dissonante,
Fidèle, nous harcèles, alarme malveillante !
Oreillers, traversin, gardez-nous en vos seins !
Vers quels desseins malsains scinde t-on nos destins ?
Que grasse matinée soit un droit essentiel ;
Que cesse ces levés brisant notre sommeil !
C’est l’œuvre du malin, brûlez-moi ces réveils !