Layemeraude
Nouveau poète
Au loin je l'aperçois, paisible. L'éclat de ses doux crins alezans, Sa belle crinière flottant dans le vent Ne laissent pas mon cœur insensible. Il est alors saisi d'une douce envie, Et soudain il s'élance au galop. La vive musique de ses sabots Martelant le sol me séduit. Lorsqu'enfin cette merveille s'est apaisée, Elle se cabre avec une grâce sauvage, Si belle que je crois voir un mirage, Un mythe ancien aujourd'hui ressuscité. Certes, c'est un cheval sans ailes, Mais mon âme s'envole avec lui, Et c'est sur son dos que je fuis, Riant aux éclats sous l'azur du ciel.