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L'été

Eléâzar

Maître Poète
Il a dépendu le nuage
Et a nettoyé l’entier ciel
En conservant l’essentiel
Soleil monstrueux et sauvage.

Souverain, comme Dieu le Père,
Il enjoint l’humain innocent
De se laisser chauffer le sang
Que lui jalouse la vipère ! »

Mais qui pourrait être d’accord
Avec son front luisant qui brille
Jusqu’à ce que son reflet grille
Les plantes, les choses, les corps ?

Juin, juillet, août voient la casquette
Du jeune et du « vieux » le chapeau
Mais, ils savent trouver leur peau
Afin d’en faire la conquête.

Ce trio n’est pas raisonnable
Et se défend en affirmant
Que tout vient de ce firmament
A l’attitude condamnable.

C’est pourtant lui qui a chassé
Froid, engelures, neige et glace
Sans prendre toutefois la place
De la pluie qui se lâche assez.

Cette eau sans goût et sans arôme
Fadasse à la langue, au nez rond
Eût pu être utile à Néron
Qui brûla la ville de Rome

Mais se donne goutte après goutte
Pour ménager sa rareté
Que l’inepte légèreté
De l’été boit coûte que coûte.

L’été, Seigneur de cruauté
Enveloppe de plomb la terre
Qui malgré son bon caractère
Prie Dieu de vouloir lui ôter.
 
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