louange
Nouveau poète
Dans chaque fleur dort une épine
Dans chaque beauté un précipice
Je m’y pique j’y plonge la mine
Dans l’amour et tout son vice
Dans chaque beauté un précipice
Je m’y pique j’y plonge la mine
Dans l’amour et tout son vice
Cruelles sont les créatures de l’amour
Et dans leurs griffes je m’extasie
Dans l’ombre d’un nouveau jour
Je traine un relent de poésie
Et dans leurs griffes je m’extasie
Dans l’ombre d’un nouveau jour
Je traine un relent de poésie
Comme du sang dans la gorge
Les yeux aux cieux à l’intérieur
Mon âme doucement se forge
Sous la joute du diable rieur
Les yeux aux cieux à l’intérieur
Mon âme doucement se forge
Sous la joute du diable rieur
J’erre dans mes amours morts
Apollon roi de mes enfers
Venus putain de mes ports
Je traine mes bottes de fer
Apollon roi de mes enfers
Venus putain de mes ports
Je traine mes bottes de fer
Sur les quais, sur les pavés
Comme un dévasté, un échoué
Comme un dévasté, un échoué
Je chante à la lune comme une ivrogne
Loin par-dessus les dunes les possédés à l’éternel dansent
Moi dans mes ruelles infâmes un chien grogne
Et sous mes fenêtres les chrysanthèmes dégagent un parfum rance
Loin par-dessus les dunes les possédés à l’éternel dansent
Moi dans mes ruelles infâmes un chien grogne
Et sous mes fenêtres les chrysanthèmes dégagent un parfum rance
Jamais de «je t’aime» un écho sans fin
Résonne comme un fracas d’écume
Sur ma vie, frissonne jusqu’à mes reins
Je suis à la mer, j’ai perdu une plume
Résonne comme un fracas d’écume
Sur ma vie, frissonne jusqu’à mes reins
Je suis à la mer, j’ai perdu une plume
Et sur mon cœur malhabile Satan brille
De mille feux à m’étouffer à en mourir
Bataille épique je suis une quille
Dans un jeu sans baisers et sans rires
LouAnge
De mille feux à m’étouffer à en mourir
Bataille épique je suis une quille
Dans un jeu sans baisers et sans rires
LouAnge