L’ÂME PRISONNIERE
Tel un bagnard d’innocence bafouée
Où la marginalité aggrave les peines,
Esclave d’une société à l’argent sacré
Condamnée à l’entrave de ces rênes,
Captive d’une vie que je traverse ligotée
Je traine les maillons de mes chaines.
Séquestrée par mes pensées et mes rêves
Enchaînée à cette versification qui m’a prise en otage,
Je me courbe aux liens de rimes sans trêve
Afin de brider et d’opprimer ma rage,
Prisonnière de ces mots dont je respire la sève
J’aimerais pouvoir en réinventer le paysage.
En la geôle des couleurs existantes
Dont l’intensité semble étouffée,
Je déambule les nuances pantelantes
Aux tonalités meurtries et étranglées,
Que ne puis-je me libérer de ces sentes
Et édifier des perspectives colorées !
En la cellule des partitions musicales
Telle une note détenue sur la portée,
Je ne peux dériver du joug carcéral
Ne devant que soumission, poings liés et menottés,
Que ne puis-je m’enfuir de ce carcan vocal
En fondre les fers et tout recomposer !
Incarcérée au bagne du temps
En cette réclusion à perpétuité,
Je rampe aux cachots des tourments
Pour payer la vie que l’on m’a donnée,
Attachée, bouclée, internée non pas dans l’isolement
Car en chaque corps l’âme se retrouve emprisonnée.
Âmes en détention…mots, couleurs, musiques… tous en prison !
L’étincelle qui brille en tout chantera de constellations,
En cette attente, de ces entraves, en sagesse vivons…
Où la marginalité aggrave les peines,
Esclave d’une société à l’argent sacré
Condamnée à l’entrave de ces rênes,
Captive d’une vie que je traverse ligotée
Je traine les maillons de mes chaines.
Séquestrée par mes pensées et mes rêves
Enchaînée à cette versification qui m’a prise en otage,
Je me courbe aux liens de rimes sans trêve
Afin de brider et d’opprimer ma rage,
Prisonnière de ces mots dont je respire la sève
J’aimerais pouvoir en réinventer le paysage.
En la geôle des couleurs existantes
Dont l’intensité semble étouffée,
Je déambule les nuances pantelantes
Aux tonalités meurtries et étranglées,
Que ne puis-je me libérer de ces sentes
Et édifier des perspectives colorées !
En la cellule des partitions musicales
Telle une note détenue sur la portée,
Je ne peux dériver du joug carcéral
Ne devant que soumission, poings liés et menottés,
Que ne puis-je m’enfuir de ce carcan vocal
En fondre les fers et tout recomposer !
Incarcérée au bagne du temps
En cette réclusion à perpétuité,
Je rampe aux cachots des tourments
Pour payer la vie que l’on m’a donnée,
Attachée, bouclée, internée non pas dans l’isolement
Car en chaque corps l’âme se retrouve emprisonnée.
Âmes en détention…mots, couleurs, musiques… tous en prison !
L’étincelle qui brille en tout chantera de constellations,
En cette attente, de ces entraves, en sagesse vivons…