Kiwi
Kiwi, Minette,
Cracracra !
Entends-tu le bruit de ta pitance
Dans cette boite que j’agite ?
Tu arrives, précipitamment,
Affamé que tu sembles
Comme si depuis des jours,
Tu n’avais rien mangé.
Et tu t’accroupis
Prenant délicatement chaque bout
De croquette et tu te délectes.
Tu es une bête, pas si bête.
Car tu es très maline, belle féline.
Tu sais très bien quémander ta gamelle,
Quand la faim se fait sentir,
Pas beaucoup te faut
Pour te rassasier, mais souvent
La faim te réveille.
Tu me suis quand prés de ton bol je suis.
Tu viens te frotter contre mes jambes,
La queue droite comme un I majuscule,
Et tu ronronnes en tournoyant
Comme si seulement une fois je t’eu refusé
De quoi remplir ta bedaine arrondie,
Sans besoin de ta comédie.
Kiwi, Minette,
Frileuse, tu pars vite comme un sphinx t’allonger
Sur ce petit coussin que tu as fait tien.
Tu fermes tes paupières alourdies
Et te voilà dans un rêve sans fin.
A quoi peut bien rêver cette chatte ?
Bien malin celui qui le dira !
Sa fourrure est grise tigrée,
Douce comme le duvet,
Ni poils ras, ni angora,
Juste entre les deux, de la tête à la queue.
Sa minuscule truffe ébenine,
Parfois humide, peut être enrhumée,
Cet hiver, la neige est tombée,
Tu oses à peine poser tes grosses pattes,
Frénétiquement, tu secoues tes coussinets
Pour te débarrasser de cette matière qui colle,
Tombée du ciel, que tu ne connais pas.
Breuuuu ! Le froid te mord les pattes,
A quelques mètres à peine
Sur la blancheur immaculée du petit matin,
Se posent, comme pour te narguer,
Quelques moineaux, inconscients, effrontés.
Figé par tant de culot,
Tu les fixes de loin, tu en ferais bien une bouchée.
Il te suffirait d’un bon en avant
Pour capturer ces impudents,
Mais tes appuis se dérobent
Rien de solide pour t’élancer.
Faisant demi tour à regret,
Tournant la tête vers les volatiles,
Qui s’ébrouent, ébouriffés, sautillant,
Tu sembles leur dire :
Attendez le printemps et vous verrez !
Kiwi, Minette, J’ai une petite chatte,
Pas plus grande que ça !
Grise, du gris souris, tigré.
Rigolo pour un chat, gris souris.
De chaque coté de sa moustache
Pas plus fourni qu’un sage Chinois,
Un petit museau mutin,
Pas plus gros qu’un bouton de sein.
Ses petites oreilles pointues, poilues
Sont, du moindre bruit à l’affût,
Que dis je, du moindre mouvement.
Comme un radar, captant les vibrations
D’une souris grise, d’un oiseau chanteur,
Pourtant léger et silencieux
Comme l’ombre qui se déplace.
Quand dérangée sûrement par nos va et vient,
Tu t’étires pour aller dormir ailleurs.
Au passage comme pour nous dire,
D’être moins bruyant certainement,
Tu viens chercher sur nos genoux,
Pianotant avec tes deux pattes avant,
Comme je le fais avec mon oreiller.
En ronronnant, puis fanfaronnant,
Tu viens quand je lis, me narguer,
Tu grimpes sur le dossier de mon fauteuil
Indolente, tu t’accroupis pour dominer,
Les pattes repliées sous ton poitrail
Et tu fermes les yeux pour piquer un roupillon.
Antoine
Kiwi, Minette,
Cracracra !
Entends-tu le bruit de ta pitance
Dans cette boite que j’agite ?
Tu arrives, précipitamment,
Affamé que tu sembles
Comme si depuis des jours,
Tu n’avais rien mangé.
Et tu t’accroupis
Prenant délicatement chaque bout
De croquette et tu te délectes.
Tu es une bête, pas si bête.
Car tu es très maline, belle féline.
Tu sais très bien quémander ta gamelle,
Quand la faim se fait sentir,
Pas beaucoup te faut
Pour te rassasier, mais souvent
La faim te réveille.
Tu me suis quand prés de ton bol je suis.
Tu viens te frotter contre mes jambes,
La queue droite comme un I majuscule,
Et tu ronronnes en tournoyant
Comme si seulement une fois je t’eu refusé
De quoi remplir ta bedaine arrondie,
Sans besoin de ta comédie.
Kiwi, Minette,
Frileuse, tu pars vite comme un sphinx t’allonger
Sur ce petit coussin que tu as fait tien.
Tu fermes tes paupières alourdies
Et te voilà dans un rêve sans fin.
A quoi peut bien rêver cette chatte ?
Bien malin celui qui le dira !
Sa fourrure est grise tigrée,
Douce comme le duvet,
Ni poils ras, ni angora,
Juste entre les deux, de la tête à la queue.
Sa minuscule truffe ébenine,
Parfois humide, peut être enrhumée,
Cet hiver, la neige est tombée,
Tu oses à peine poser tes grosses pattes,
Frénétiquement, tu secoues tes coussinets
Pour te débarrasser de cette matière qui colle,
Tombée du ciel, que tu ne connais pas.
Breuuuu ! Le froid te mord les pattes,
A quelques mètres à peine
Sur la blancheur immaculée du petit matin,
Se posent, comme pour te narguer,
Quelques moineaux, inconscients, effrontés.
Figé par tant de culot,
Tu les fixes de loin, tu en ferais bien une bouchée.
Il te suffirait d’un bon en avant
Pour capturer ces impudents,
Mais tes appuis se dérobent
Rien de solide pour t’élancer.
Faisant demi tour à regret,
Tournant la tête vers les volatiles,
Qui s’ébrouent, ébouriffés, sautillant,
Tu sembles leur dire :
Attendez le printemps et vous verrez !
Kiwi, Minette, J’ai une petite chatte,
Pas plus grande que ça !
Grise, du gris souris, tigré.
Rigolo pour un chat, gris souris.
De chaque coté de sa moustache
Pas plus fourni qu’un sage Chinois,
Un petit museau mutin,
Pas plus gros qu’un bouton de sein.
Ses petites oreilles pointues, poilues
Sont, du moindre bruit à l’affût,
Que dis je, du moindre mouvement.
Comme un radar, captant les vibrations
D’une souris grise, d’un oiseau chanteur,
Pourtant léger et silencieux
Comme l’ombre qui se déplace.
Quand dérangée sûrement par nos va et vient,
Tu t’étires pour aller dormir ailleurs.
Au passage comme pour nous dire,
D’être moins bruyant certainement,
Tu viens chercher sur nos genoux,
Pianotant avec tes deux pattes avant,
Comme je le fais avec mon oreiller.
En ronronnant, puis fanfaronnant,
Tu viens quand je lis, me narguer,
Tu grimpes sur le dossier de mon fauteuil
Indolente, tu t’accroupis pour dominer,
Les pattes repliées sous ton poitrail
Et tu fermes les yeux pour piquer un roupillon.
Antoine