nouna118
Nouveau poète
La porte s’est refermée
Sur le monde extérieur.
Un grand hall d’entrée
Donne chez le Directeur.
Je me sens isolé
Frissonnant de sueur.
Des cheveux jusqu’aux pieds
J’entends battre mon cœur.
Une envie de pleurer,
Un court instant, m’effleure.
Les deux poings bien serrés,
Je cache ainsi ma peur.
Cinq minutes ont passé.
J’ai revu le bonheur
Qui, dehors, est resté
Près des rosiers en fleurs.
Mon ciel bleu s’est voilé
Installant la noirceur
Qui, pendant des années,
Restera dans mon cœur.
Soudain, mon nom nommé
Me sort de ma torpeur.
Un petit homme râblé
Accompagné d’une sœur:
« Viens, je vais t’installer
Dans ta nouvelle demeure.»
Puis, vers moi s’est tourné,
Prit mon bagage léger
Et, la main m’a donné;
Seul geste de douceur
Pendant nombre d’années…
La sœur ouvre la porte
Sur une cour intérieure.
Passage dans cette cour morte
Vers une porte vitrée.
C’est, avec cette escorte,
Que je fais mon entrée
Dans cette place forte
Qui allait m’abriter.
Peu de chose me conforte.
Je me sens prisonnière.
Je serre cette main forte
Car je suis apeuré.
Je suis tel un cloporte.
Je voudrais me cacher.
Mais, mes pas me transportent
En haut d’un escalier
Des portes, toujours des portes
Sur un immense pallier.
Le pallier du premier:
Les classes pour écoliers,
Et, au second pallier,
Un grand dortoir géant
Loge tous les enfants
Où un lit vide m’attend…
…À cet instant précis
Où nous sommes rentrés,
Le petit homme râblé
Qui m’a donné la main
Tout au long du chemin
Tant pour m’accompagner
Que pour me rassurer
Me dit: « Va ma gamine,
Voilà, ça, c’est le tien »,
Me désignant d’entrée
Le lit déjà r’péré.
Puis, me lâche la main,
Me laisse face au destin.
Et, me voilà planté,
Complètement hébété
Avec la sœur « karmin »
Qui ne dit toujours rien.
Alors, je vais poser
Mon bagage léger
Sur le lit désigné,
M’assois sur le côté
Et me mets à penser
À l’amour envolé.
Voilà, ce sont mes souvenirs:
Le jour de mon arrivée,
Au château, dans les bois.
(écri par mon copin jtm mb)Sur le monde extérieur.
Un grand hall d’entrée
Donne chez le Directeur.
Je me sens isolé
Frissonnant de sueur.
Des cheveux jusqu’aux pieds
J’entends battre mon cœur.
Une envie de pleurer,
Un court instant, m’effleure.
Les deux poings bien serrés,
Je cache ainsi ma peur.
Cinq minutes ont passé.
J’ai revu le bonheur
Qui, dehors, est resté
Près des rosiers en fleurs.
Mon ciel bleu s’est voilé
Installant la noirceur
Qui, pendant des années,
Restera dans mon cœur.
Soudain, mon nom nommé
Me sort de ma torpeur.
Un petit homme râblé
Accompagné d’une sœur:
« Viens, je vais t’installer
Dans ta nouvelle demeure.»
Puis, vers moi s’est tourné,
Prit mon bagage léger
Et, la main m’a donné;
Seul geste de douceur
Pendant nombre d’années…
La sœur ouvre la porte
Sur une cour intérieure.
Passage dans cette cour morte
Vers une porte vitrée.
C’est, avec cette escorte,
Que je fais mon entrée
Dans cette place forte
Qui allait m’abriter.
Peu de chose me conforte.
Je me sens prisonnière.
Je serre cette main forte
Car je suis apeuré.
Je suis tel un cloporte.
Je voudrais me cacher.
Mais, mes pas me transportent
En haut d’un escalier
Des portes, toujours des portes
Sur un immense pallier.
Le pallier du premier:
Les classes pour écoliers,
Et, au second pallier,
Un grand dortoir géant
Loge tous les enfants
Où un lit vide m’attend…
…À cet instant précis
Où nous sommes rentrés,
Le petit homme râblé
Qui m’a donné la main
Tout au long du chemin
Tant pour m’accompagner
Que pour me rassurer
Me dit: « Va ma gamine,
Voilà, ça, c’est le tien »,
Me désignant d’entrée
Le lit déjà r’péré.
Puis, me lâche la main,
Me laisse face au destin.
Et, me voilà planté,
Complètement hébété
Avec la sœur « karmin »
Qui ne dit toujours rien.
Alors, je vais poser
Mon bagage léger
Sur le lit désigné,
M’assois sur le côté
Et me mets à penser
À l’amour envolé.
Voilà, ce sont mes souvenirs:
Le jour de mon arrivée,
Au château, dans les bois.