sarah54
Nouveau poète
J'y pense chaque fois que le train passe,
j'y pense tout le temps qu'la rivière coule,
j'y pense dans la rue et dans la classe,
en pleine solitude ou en peine foule.
J'y pense à chaque pont que je traverse,
chaque fois que je refoule ou que
je renverse une larme d'enfant ou de détresse.
J'y pense tout e temps dans la voiture,
derrière mes parents qui la conduisent,
à l'école, au marcher, ou à 'église.
J'y pense tout le temps à la maison,
quand j'ouvre le tiroir des rasoirs
ou a petite porte des flacons.
J'y pense chaque fois que le train siffle,
chaque fois que j'essaie d'aller moins mal ou
que je reniffle une dose à grimper dans les étoiles.
J'y pense chaque fois que le regard tombe sur moi,
chaque fois que je tombe sur un regard,
un regard qui ne me trouve pas belle.
Jy pense chaque fois qu'la rivière fuie.
J'voudrais m'envoler dans lespace,
j'voudrais m'enfoncer dans l'oublie.
J'y pense tout le temps que je me sens laide.
J'y pense chaque fois que je vois ma mère,
elle se ruine la vie pour me venir en aide
alors qu'elle pourra jamais rien y faire.
J'y pense tout le temps qu'l'océan danse,
à marée haute comême à marée basse,
au début comme à la fin des vacances,
j'y pense et pourtant je me retiens,
chaque fois que je vois le train qui passe,
j'ai pas envie de me retrouver devant.
J'y pense chaque fois mais j'attends,
à deux pas de mes rêves que je connais bien,
j'y pense chaque fois mais j'attends
de trouver la façon d'y penser moins,
j'attends qu'on me vide ma cargaison,
et dans le courant d'un grand fou rire,
en voyant s'éloigner le dernier wagon,
joubie de penser que je veux mourir.
j'y pense tout le temps qu'la rivière coule,
j'y pense dans la rue et dans la classe,
en pleine solitude ou en peine foule.
J'y pense à chaque pont que je traverse,
chaque fois que je refoule ou que
je renverse une larme d'enfant ou de détresse.
J'y pense tout e temps dans la voiture,
derrière mes parents qui la conduisent,
à l'école, au marcher, ou à 'église.
J'y pense tout le temps à la maison,
quand j'ouvre le tiroir des rasoirs
ou a petite porte des flacons.
J'y pense chaque fois que le train siffle,
chaque fois que j'essaie d'aller moins mal ou
que je reniffle une dose à grimper dans les étoiles.
J'y pense chaque fois que le regard tombe sur moi,
chaque fois que je tombe sur un regard,
un regard qui ne me trouve pas belle.
Jy pense chaque fois qu'la rivière fuie.
J'voudrais m'envoler dans lespace,
j'voudrais m'enfoncer dans l'oublie.
J'y pense tout le temps que je me sens laide.
J'y pense chaque fois que je vois ma mère,
elle se ruine la vie pour me venir en aide
alors qu'elle pourra jamais rien y faire.
J'y pense tout le temps qu'l'océan danse,
à marée haute comême à marée basse,
au début comme à la fin des vacances,
j'y pense et pourtant je me retiens,
chaque fois que je vois le train qui passe,
j'ai pas envie de me retrouver devant.
J'y pense chaque fois mais j'attends,
à deux pas de mes rêves que je connais bien,
j'y pense chaque fois mais j'attends
de trouver la façon d'y penser moins,
j'attends qu'on me vide ma cargaison,
et dans le courant d'un grand fou rire,
en voyant s'éloigner le dernier wagon,
joubie de penser que je veux mourir.