janu
Maître Poète
Pleurnicher sur ma vie ? Très 'moche' on le devine
Le père un ouvrier forçait sur la 'chopine'
La mère dépassée faisait ce qu'elle pouvait
Sur un de ces enfants ne pouvait s'attarder …
L'école pas mon fort je préférais 'glander'
Avec les mauvais drôles on s'est mis à voler
Des petits truandages on se croyait habiles
Pour avoir du 'pèze' tellement plus facile...
La guerre est arrivée j'allais sur mes seize ans
Très vite recruté pour tromper l'Allemand
Et à la Gestapo échappant de justesse
A la libération j'ai partagé la liesse
Mais toujours sans 'boulot' suis devenu 'julot'
Sans aucun scrupule : Toujours l'argent facile !
Monde des souteneurs aucune consistance
Côtoyant les 'bracos' avec de la méfiance
J'ai été arrêté faibles condamnations
Jusqu'à ce qu'un ami lié au banditisme
M'a vite convaincu par son prosélytisme
D'un braquage facile sans grande opposition
Engrenage infernal le bijoutier tué
Je n'y étais pour rien l'ami qui a tiré
Et lui s'est échappé moi arrêté sans arme
Mais pourtant condamné sans aucun état d'âmes
Je suis un pauvre type et pas un assassin
Pourtant vu mon passé traité en spadassin
Surtout mon avocat face aux jurés et juges
Ne faisait pas le poids c'est la mort qu'on m'adjuge
Depuis dans la cellule où l'on m'a transféré
Un tout petit carré constamment éclairé
Je n'ai plus qu'à penser à cette affreuse 'veuve'
Qui un certain matin de notre sang s'abreuve
Je pense au bijoutier qui a voulu défendre
Son bien, c'était son droit, mon 'pote' on devrait pendre
Pourquoi il a tiré plutôt que s'échapper
Je l'avais déjà fait, moi bon qu'à 'chaparder'
Boucan dans ma cellule gardiens sur les côtés
Ces messieurs parlent bas, s'avance le curé
Dernière volonté vite qu'on en finisse
Et pour rester correct il faudrait que je 'pisse' !
Je sors librement mais toujours encadré
Et on me fait signer ma dernière sortie
Le couloir de la mort... je n'y suis pas pressé
La sinistre machine va me prendre la vie !
Mes jambes se dérobent et mon sang s'est glacé
La peur m'a submergé, je ne veux pas l'montrer
Le bourreau et ses aides au pied de la machine
Ils vont me préparer, apte à leur guillotine
Mains dans le dos liées, et le cou dénudé
On me pousse en avant, sur les genoux tombé
Ma tête est enserrée prise dans la lucarne
Après un bref instant, vroum ! on me désincarne...
Le père un ouvrier forçait sur la 'chopine'
La mère dépassée faisait ce qu'elle pouvait
Sur un de ces enfants ne pouvait s'attarder …
L'école pas mon fort je préférais 'glander'
Avec les mauvais drôles on s'est mis à voler
Des petits truandages on se croyait habiles
Pour avoir du 'pèze' tellement plus facile...
La guerre est arrivée j'allais sur mes seize ans
Très vite recruté pour tromper l'Allemand
Et à la Gestapo échappant de justesse
A la libération j'ai partagé la liesse
Mais toujours sans 'boulot' suis devenu 'julot'
Sans aucun scrupule : Toujours l'argent facile !
Monde des souteneurs aucune consistance
Côtoyant les 'bracos' avec de la méfiance
J'ai été arrêté faibles condamnations
Jusqu'à ce qu'un ami lié au banditisme
M'a vite convaincu par son prosélytisme
D'un braquage facile sans grande opposition
Engrenage infernal le bijoutier tué
Je n'y étais pour rien l'ami qui a tiré
Et lui s'est échappé moi arrêté sans arme
Mais pourtant condamné sans aucun état d'âmes
Je suis un pauvre type et pas un assassin
Pourtant vu mon passé traité en spadassin
Surtout mon avocat face aux jurés et juges
Ne faisait pas le poids c'est la mort qu'on m'adjuge
Depuis dans la cellule où l'on m'a transféré
Un tout petit carré constamment éclairé
Je n'ai plus qu'à penser à cette affreuse 'veuve'
Qui un certain matin de notre sang s'abreuve
Je pense au bijoutier qui a voulu défendre
Son bien, c'était son droit, mon 'pote' on devrait pendre
Pourquoi il a tiré plutôt que s'échapper
Je l'avais déjà fait, moi bon qu'à 'chaparder'
Boucan dans ma cellule gardiens sur les côtés
Ces messieurs parlent bas, s'avance le curé
Dernière volonté vite qu'on en finisse
Et pour rester correct il faudrait que je 'pisse' !
Je sors librement mais toujours encadré
Et on me fait signer ma dernière sortie
Le couloir de la mort... je n'y suis pas pressé
La sinistre machine va me prendre la vie !
Mes jambes se dérobent et mon sang s'est glacé
La peur m'a submergé, je ne veux pas l'montrer
Le bourreau et ses aides au pied de la machine
Ils vont me préparer, apte à leur guillotine
Mains dans le dos liées, et le cou dénudé
On me pousse en avant, sur les genoux tombé
Ma tête est enserrée prise dans la lucarne
Après un bref instant, vroum ! on me désincarne...